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AMB Rousset/Cacquevel Valnov
La plus longue gamme

Toutes deux fabricants de ramasseuses de pommes, l’Iséroise AMB Rousset et la Manchoise Cacquevel Valnov ont décidé d’unir leur destin. Mais, les deux entreprises restent indépendantes

En général, entre concurrents sur un même salon, on a tendance à “se tirer un peu la bourre”. Voisins depuis plusieurs années sur le SIVAL d’Angers, AMB Rousset et Cacquevel Valnov se sont plutôt apprivoisés. Il est vrai que ces entreprises, même si elles fabriquent toutes deux des ramasseuses de pommes, n’occupent pas vraiment le même créneau. L’Iséroise, dont le siège social est à Beaulieu, c’est l’automotrice. La Manchoise, dont le siège social est au Mesnil-Rogues, c’est plutôt la traînée. Une offre complétée grâce à la distribution de la marque Allemande Feucht-Obsttechnik (basée à Erbstetten), des machines à bras.

Deux entreprises familiales
Janvier 2010. Voisins de pallier au SIVAL, Christian Bernicot (directeur de Cacquevel Valnov qu’il a repris en 2003) et Eric Vandenbouhede (directeur commercial d’AMB Rousset) échangent. Le premier indique au second que “la retraite, c’est pour bientôt. Je cherche un repreneur”. Il est des trains qui passent et qu’il ne faut surtout pas rater. Eric, qui a fait ses premières armes commerciales chez Soetaert (concessionnaire Valtra Valmet à Orbec/14), en est convaincu. Les gammes fabriquées par les deux entités sont parfaitement complémentaires. Elles n’ont pas la même dimension. 49 salariés et 9 Me de chiffre d’affaires pour l’une. 12 salariés et 1,8 Me de chiffre d’affaires pour l’autre. Mais elles sortent du même tonneau. Des entreprises aux racines familiales, ancrées à un territoire mais qui ont besoin de s’ouvrir pour résister voire s’imposer.
Le 1er octobre dernier, l’affaire est dans le sac (de pommes). AMB Rousset reprend Cacquevel Valnov avec à sa tête un triumvirat de 3 cogérants.

Evolution plutot que révolution
Une évolution, certainement pas une révolution. Les deux entités vont conserver leurs fondamentaux. “Deux usines, deux réseaux, deux gammes...”, insiste Eric Vandenbouhede. Mais bien sur, les bureaux d’études vont croiser leur savoir-faire. Autre nouveauté : un changement de statut. La nouvelle entreprise devrait se muer en SCOP (Société Coopérative et Participative). La meilleure façon d’impliquer l’ensemble des salariés pour défendre une désormais place de leader français du ramassage de pommes.
En effet, AMB Rousset/Cacquevel Valnov, c’est désormais du lourd avec 70 à 80 % de parts de marchés. “3 à 4 automotrices par an, une vingtaine de petites automotrices, 4 traînées (pour 2011) et une quarantaine de petites machines”, espère-t-on au Mesnil Rogues. L’autre challenge, c’est l’innovation. La petite soeur de la R60, la R 40, est en chantier. Elle fera parler d’elle.
Reste l’autre activité : la fabrication de désileuses, pailleuses, mélangeuses. Eric cherche des agents commerciaux sur toute la France. Avis aux amateurs.

1952 : la première ramasseuse en bois
Bernard Cacquevel, fondateur de l’entreprise éponyme, était ébéniste. Possédant un verger, c’est tout naturellement qu’il a imaginé puis fabriqué sa première machine en bois. Nous sommes en 1952. L’année suivante, il commercialise son premier exemplaire. En 1955, l’acier remplace le bois. En 1960, elle devient motorisée. Puis l’entreprise n'a cessé de concevoir de nouvelles machines en fonction des besoins croissants de ses clients : des automotrices ou des machines tractées avec des capacités de ramassage performantes. La première machine à ramasser des noix est apparue en 1966. La première automotrice dans les années 80. Parallèlement, durant les années 70, l'entreprise s'est diversifiée dans la fabrication de désileuses pour l'alimentation du bétail. Elle s'est fait connaître à l'export en commercialisant vers les pays d'Europe de l'Ouest et les anciens pays de l'Est ainsi qu'en Israël, pour le ramassage des oranges.

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