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La presse enrubanneuse Kuhn pour passer entre les gouttes

Si la pluie menace, l'enrubannage peut permettre de sauver un foin. Avec un combiné presse-enrubanneuse en continu (deux opérations en une), on gagne un temps précieux et de la main-d'oeuvre (un seul chauffeur).

Laurent Marabout est agriculteur dans l'Eure. Il vient d'investir dans une presse enrubanneuse Kuhn VBP 2160 achetée aux Ets Le Clerc (concessionnaire Deutz à Broglie). Une machine qui vient remplacer une Vicon avec laquelle il a réalisé 7 campagnes.

Gain de temps  et de main-d'oeuvre
S'il réalise une centaine de balles pour son propre compte, c'est avant tout en tant que prestataire qu'il propose ses services avec un objectif d'environ 5 000 ballots par an. Son choix de la presse enrubanneuse, c'est pour répondre à la demande de la clientèle. "Quand les conditions météo sont difficiles, on se retrouve souvent dans des situations où le foin est presque bon à presser alors que la pluie est annoncée. Que faire ?" De l'enrubannage. "Ça m'a permis de sauver pas mal d'hectares d'herbe l'an dernier", se souvient-il. Dans ce cas de figure, Laurent apprécie le débit de chantier : une balle est enrubannée pendant que l'autre se forme. "En moyenne, 45 balles à l'heure mais cela varie en fonction du parcellaire et de la quantité de fourrage".
Autre argument en faveur de cette technologie, l'économie d'un chauffeur. Laurent est totalement autonome et, en patron, il peut aligner les heures quand le ciel se fait menaçant. S'il faut presser/enrubanner la nuit pour sauver la récolte d'un client, il ne se pose pas de question. C'est d'ailleurs pour répondre à ce type de situation d'urgence qu'il a fait monter sur sa Kuhn un éclairage supplémentaire (bien voir pour bien travailler) mais également un jeu de gyrophare (être vu pour des questions de sécurité sur la route).
Autre modification apportée : le rajout de bavettes au train de roues. "Avec l'ancien modèle et en conditions humides, les roues pouvaient projeter de la terre sur le film et les rouleaux. Ce qui finissait par provoquer des trous dans les balles".
A l'avant de la machine, un tracteur développant 210 cv. "160/170 cv suffiraient, reconnaît notre éleveur/entrepreneur. Mais, avec les couteaux, il faut de la puissance. Quand on travaille en pente, avec une machine qui pèse 5 t à vide auxquelles il convient d'ajouter en fin de cycle 1 t (le poids des deux balles), il faut de la puissance. Quand on enrubanne en septembre/octobre en conditions limites avec un fourrage lourd, il faut de la puissance"...

Des brins jusqu'à 6 cm
La Kuhn VBP 2160 est équipée d'un pick-up de 2,20 m et d'un rouleau rappuyeur d'andain "pour optimiser le flux du fourrage". Derrière, un ameneur rotatif "débrayable à la demande du client" de 14 couteaux. "On peut descendre jusqu'à des brins de 6 cm de long. Ce qui rend les opérations de distribution mécanique plus faciles".
Pas de liage ficelle mais un liage filet. Laurent a opté pour le rouleau de 3000 mètres lui permettant de réaliser 300 ballots (10 m par balle). Les deux capots latéraux amovibles laissent apparaître le système de graissage automatique des chaines et un groupé du graissage des pièces en mouvement. "Par rapport au modèle que j'avais précédemment, on dispose avec la VBP 2160 de chaines et de pignons surdimensionnés. On a un produit qui tient vraiment la route", affirme Laurent.
Autre plus, un châssis tandem qui a gagné 20 cm de garde au sol et équipé de pneus semi basse pression. A noter enfin une caméra arrière qui permet, de la cabine, de surveiller la phase enroulage.
La presse-enrubanneuse en continu dispose donc d'atouts. Elle permet de passer entre les gouttes mais elle est aussi à l'aise sous le soleil. Quand au rayon d'action ? "Au-delà d'une heure de route, j'invite les agriculteurs à se grouper pour organiser des chantiers conséquents", conclut Laurent. Une prestation filet + film plastique compris.

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