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Isagri
La production laitière en plein « clic » !

Dans la famille Isagri, il y a Isaculture, Isalait ou Isacompta. Dans la famille Lavalley, il y a Jacky le père, Béatrice la mère et Alexis le fils. Ces agriculteurs ont adopté les logiciels pour une gestion toujours plus précise de leur exploitation laitière, à Saint-Clément-du-Rancoudray (50).

Dans cette famille très « connectée », le pocket PC est paradoxalement peu utilisé. « Ce n’est pas la même présentation. J’ai plus de mal à m’y retrouver. J’imagine que cet outil va encore progresser », espère Jacky Lavalley.
Dans cette famille très « connectée », le pocket PC est paradoxalement peu utilisé. « Ce n’est pas la même présentation. J’ai plus de mal à m’y retrouver. J’imagine que cet outil va encore progresser », espère Jacky Lavalley.
© V.M.
"Là tu cliques pour obtenir la fiche d’identité de la vache. Là, tu vois les évènements liés à cette bête. Maladie, chaleur, vêlage, suivi sanitaire, tout est détaillé au jour le jour. En cliquant ici, tu obtiens les ascendances sur trois générations”, explique Alexis Lavalley. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les saillies ! Exemple avec Ojérance : le tarissement de la vache est programmé le 19 juillet. Le vêlage est prévu le 2 septembre prochain. Même si le compte à rebours a débuté, pas de suspense. Via l’interface événement, les agriculteurs sont alertés en temps et en heure.L’éleveur du XXIe siècle a la "clic’attitude". Le jeune homme maîtrise parfaitement l’outil informatique. Mais, son père n’est pas en reste. C’est lui qui a introduit les logiciels Isagri sur son exploitation dès 1992. Dans cette famille d’éleveurs, une souris côtoie donc les 200 bêtes du troupeau. Elle tient aujourd’hui un rôle principal sur la ferme. Au quotidien, les trois associés du Gaec se succèdent pour caresser la souris. Cette dernière les guide vers la performance économique. L’ordinateur trône ainsi au cœur de l’exploitation, à quelques pas de la stabulation et de la salle de traite. A chacun sa spécialité : Béatrice travaille surtout les plannings de reproduction, les déclarations de naissance ou la comptabilité, Jacky gère davantage les déclarations PAC et Alexis préfère élaborer les rations ou le plan prévisionnel de fumure. Leur dénominateur commun : toujours l’informatique pour “plus de précisons et de rapidité”.

Des logiciels
pour plus d’autonomie

On insémine toute l’année. Avec l’ordinateur, nous gérons ça nous-mêmes. Et quand le logiciel nous sort des bilans de reproduction, nous sommes parfois surpris par rapport à notre ressenti”, indique Alexis. L’autonomie souhaitée par ces éleveurs plaide en faveur des logiciels. “Je n’ai pas envie d’attendre une personne de l’extérieur pour bien travailler. Ce sont toujours nos propres choix techniques. On s’investit plus. On connaît mieux notre troupeau que lorsque les résultats arrivent tout cuits. Aujourd’hui, nous dépassons l’aspect strictement réglementaire”, insiste Jacky. Selon lui, Isalait contribue au progrès technico-économique. (Voir sous-papier). “C’est un investissement au même titre qu’un tracteur”. Alors cliquer ou conduire, ils n’ont pas choisi

Des simulations pour la ration
La ferme produit un quota de 800 000 litres de lait. Avec la rallonge de 15 % et le manque de fourrage, les simulations de rations sont actuellement les bienvenues. Alexis Lavalley : “avec la pénurie actuelle, j’y regarde à deux fois. En fin d’été, j’anticipe la ration d’hiver pour connaître les besoins en quantité. Je rentre la production, le TB et le TP souhaités. J’inscris le poids des animaux. Avec la simulation, je vois les différences de prix des rations”. Et le système devrait un peu plus s’automatiser. Le Gaec investit dans des compteurs à lait et dans un DAC. Le tout se pilotera à partir du logiciel Delaval de la salle de traite. Le souci : “il faut une passerelle pour synchroniser les données recueillies avec Isalait”. Pas simple : ces chers ingénieurs-informaticiens doivent aussi se “connecter” entre-eux. Du côté d’Isagri, on indique “travailler avec les fabricants pour éviter la double saisie des données”. La vache demeure donc la meilleure amie de l’éleveur, mais un dialogue s’instaure avec la machine. A suivre.

V. MOTIN

Un GIE Contrôle laitier

Un lait et des vaches
sous haute surveillance

 

Le Gaec Lavalley est membre du GIE Contrôle laitier du Bocage qui regroupe 70 éleveurs. Le groupement emploie quatre peseurs qui envoient le lait pour analyse au Lilano. Les pesées sont ensuite enregistrées sur Isalait. En quelques clics, les membres du Gaec ouvrent de multiples fenêtres sur leurs bêtes... Elles donnent une vision claire de l’élevage! Les résultats s’affichent à la demande. Taux butyrique, taux protéique, taux d’urée : chaque animal possède ses statistiques. Reste à l’éleveur la bonne interprétation des résultats. “A nous de valoriser les données. On travaille du vivant. Rien ne remplacera l’œil humain. Mais, les techniques modernes peuvent nous aider”. 

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