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Veaux gras
La production pénalisée par la hausse des aliments

Situation difficile pour les producteurs manchois. Le remplissage des étables n’est plus forcément assuré.

Le veau semble aussi pénalisé par un excédent de production face à une baisse de la consommation.
Le veau semble aussi pénalisé par un excédent de production face à une baisse de la consommation.
© E.C.
La Manche a produit, en 2005, environ 9000 tonnes de viande de veau. La production, elle, se situe à environ 75 000 animaux sur l’année. Au niveau national, le département se situait au neuvième rang. La capacité des étables était alors de 29 800 places, pour un peu moins de 400 exploitations productrices. L’Ille et Vilaine et les Côtes d’Armor dominaient largement cette production. Cours en baisse Depuis plusieurs années, le cours du veau gras était en augmentation constante et, selon la DDAF, auteur de l’étude, “il est à son meilleur niveau moyen depuis une décennie”. En 2006 d’ailleurs, les cours, en catégorie “rosé clair” ont atteint des niveaux exceptionnels entre janvier et mai. Depuis, les cours se déprécient, le dernier trimestre 2006 affichant des niveaux inférieurs à deux des deux années précédentes. “Le veau est pénalisé par un excédent de production face à une baisse de la consommation. Les sujets issus d’ateliers spécialisés sont particulièrement concernés, contrairement aux sujets élevés sous la mère, mais ce mode d’élevage est marginal dans la Manche” souligne la DDAF. Veaux de 8 jours rares Cette dépréciation des cours est aggravée par un prix du veau de huit jours élevé. Le cours sur les marchés du département oscillent au fil des saisons mais le cours moyen est d’un bon niveau avec une évolution en hausse depuis plusieurs années. Une explication pour expliquer en partie cette bonne ambiance commerciale : une baisse des apports due à la baisse rapide des effectifs de vaches laitières et le maintien dans les élevages de veaux pour le renouvellement des cheptels et l’engraissement. Reste qu’au niveau des veaux gras, avec les difficultés de prix actuelles le remplissage des étables n’est plus forcément assuré et peut pénaliser les exploitations. A cette conjoncture défavorable, pour les éleveurs et les intégrateurs, on note aussi une évolution à la hausse de la poudre de lait et des aliments spécifiques aux veaux d’engraissement.
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