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Normande
La qualité 100 % normande

En octobre dernier, Aveyronert a remporté le concours viande de la race normande, lors de ferme en fête. L’animal sera bientôt valorisé grâce à la filière « la Normande à la table des chefs ».

« Nous sommes sur une niche. « La normande à la table des chefs est une micro filière sur la Normandie. Elle me semble complémentaire de la Filière Qualité Race Normande qui travaille avec Carrefour », explique Thierry Colette.
« Nous sommes sur une niche. « La normande à la table des chefs est une micro filière sur la Normandie. Elle me semble complémentaire de la Filière Qualité Race Normande qui travaille avec Carrefour », explique Thierry Colette.
© V.M.

« J’ai croisé peu d’animaux normand de cette qualité. Peut-être deux ou trois pendant ma carrière. En race normande, c’est une bête extrêmement rare », explique Gérard Mabille, boucher depuis 40 ans. Et pour son fils âgé de 27 ans, il s’agit d’une première. Aveyronert, classé U=, les a séduit. Ce bœuf normand appartient à Thierry Colette, installé à Saint-Léger-sur-Sarthe. « Cet animal a été élevé à Alençon, puis primé à Alençon. Il me semble normal d’en faire profiter le consommateur d’Alençon. A notre manière, nous faisons notre grenelle et notre commerce équitable », explique l’éleveur.  Le bœuf intègre en effet la filière « la normande à la table des chefs ». Pour l’alimenter, 300 normands sont abattus par an. « C’est une filière courte : éleveur, transformateur et restaurant gastronomique. Elle fournit une quarantaine de chefs. Personnellement, j’achète des animaux dans un rayon de 50 kilomètres », souligne Gérard Mabille. Néanmoins, ce bœuf normand sera vendu dans sa boucherie. « Car les restaurateurs veulent la qualité, mais n’y mettent pas toujours le tarif. Ils doivent respecter une prix à l’assiette ».

Viande vendue en décembre
L’abattage était programmé mardi dernier. Gérard Mabille proposera donc de la viande normande à ses clients à partir du 12 décembre. « Nous avons la chance de disposer d’une race identifiée à une région. Ce critère facilite la commercialisation ». Les 500 kg de la carcasse se sont négociés à 4 euros le kilo, soit 30 centimes de plus que la grille normal. Cette réussite donne des idées et des envies à Thierry Colette. L’élever souhaite poursuivre son investissement dans la génétique. Son objectif : développer un troupeau de bêtes de formes à côté de son cheptel laitier. « Grâce à ce bœuf, je dispose d’un bon patrimoine génétique avec une hypertrophie de la masse musculaire. J’ai congelé de la semence. Je vais produire des fils et filles d’Aveyronnert pendant les 5 à 10 prochaine années ». Même si Thierry Colette n’a pas les yeux plus gros que le ventre, il se taillera plus qu’une bavette dans la boutique de Gérard Mabille, 10 rue Lazare Carnot à Alençon. Histoire de goûter au succès d’Aveyronnert et de disposer d’un avant goût de son futur troupeau !

L’exploitation

Deux associés.
Production laitière : 55 VL, 100 % herbe (foin séché en grange).
Atelier de transformation et vente directe : lait, yaourt, fromage blanc, crème dessert.

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