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Thomas Pelletier, président de la FNPFC
La reconnaissance de la filière cidricole

Thomas Pelletier, président de la FNPFC (Fédération Nationale des Producteurs de Fruits à Cidre) siège au Comité national des IGP. Il en assure même la vice-présidence. 

Notre profession (producteurs et transformateurs), dans ses différentes composantes géographiques (IGP Bretagne et Normandie), est désormais écoutée et entendue au niveau national. 
Notre profession (producteurs et transformateurs), dans ses différentes composantes géographiques (IGP Bretagne et Normandie), est désormais écoutée et entendue au niveau national. 
© TG

Quelle importance attachez-vous à la nouvelle organisation du Comité National IGP ?
On ne peut que se réjouir de cette reconnaissance, par l’administration, de la filière cidricole qui va pouvoir ainsi défendre ses spécificités. Notre profession (producteurs et transformateurs), dans ses différentes composantes géographiques (IGP Bretagne et Normandie), est désormais écoutée et entendue au niveau national. 

Concrètement, ça va changer quoi ?
Le point le plus important est qu’il existe aujourd’hui un contre-pouvoir face aux exigences de l’administration. Prenez par exemple les cahiers des charges des AOC cidricoles, les demandes des producteurs étaient très claires mais elles n’ont jamais vraiment été entendues.
Désormais, la gestion des signes de qualité nous appartient un peu même si nous ne sommes pas seuls autour de la table. L’approche des problématiques n’en sera que plus pragmatique et tiendra compte des contraintes des producteurs, des transformateurs mais aussi du marché. 

A propos du marché justement, celui des AOC cidricoles semble à la peine ?
On assiste effectivement à une décroissance que ce soit au niveau des Calvados, Pommeau et Cidres. L’AOC représente certes une belle vitrine mais elle ne génère pas de plus-value alors qu’elle impose ses contraintes.
40 000 t de pommes sont transformées par ce biais dont 30 000 t proviennent de producteurs qui ne siègent pas au sein des ODG, de l’IDAC... C’est une première difficulté. L’autre problème, c’est qu’en excluant les transformateurs significatifs, on s’est privé d’un effet de masse, d’un effet volume. Les AOC cidricoles manquent d’une locomotive. Peut-être faudrait-il réouvrir ce dossier ?

• Le Comité comprend 50 membres, nommés pour 2 ans :
- 33 représentants des professionnels des secteurs de la production, de la transformation ou du négoce des produits concernés ;
- 7 personnalités qualifiées par leurs activités sur le plan national et sur le plan du commerce d'exportation et de distribution ou par leurs capacités d'expertise, et représentant des consommateurs ;
- 5 représentants des autres comités nationaux et du Conseil des Agréments et Contrôles de l'INAO ;
- 5 représentants de l'administration.
Il est présidé par Jacques Gravegeal et sa première réunion s’est tenue le 2 février 2010.
Les membres ont choisi de désigner MM. Servage, Bougrier et Pelletier en tant que vice- présidents du Comité National. Ils ont également constitué la commission permanente qui
agira sur délégation du comité.
Les IGP Cidres (Cidre de Bretagne et Cidre de Normandie) sont représentés par 4 membres de l’ODG Cidres IGP :
- Franck Malinowski ;
- Thomas Pelletier, qui a été désigné en vice-président du Comité et à ce titre, siègera également à la Commission Permanente du Comité et au Conseil Permanent de l’Inao;
- Philippe Musellec, désigné pour siéger également au Conseil des Agréments et Contrôles de l’Inao ;
- Jacques Baux, qui sera également représentant du Comité IGP Vins et Cidres dans un autre comité (celui des autres indications géographiques protégées, labels rouges et spécialités traditionnelles garanties).
Jean-Louis Benassi

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