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La Sama sème des envies aux Olympiades

La Sama a prêté un tracteur et un semoir monograine à la 45e finale nationale des Olympiades des métiers. La Société anonyme de matériels agricoles y voit une vitrine de promotion des métiers de la maintenance agricole. Haute performance garantie.

© JP

Philippe Duval n’a pas hésité quand le lycée agricole de Saint-Hilaire-du-Harcouët l’a appelé : l’établissement lui demande de prêter du matériel agricole pour la finale nationale des Olympiades des métiers, à Caen. Il dit oui. « Il y avait besoin d’un semoir monograine pour une épreuve de mise en route et réglages d’un semoir pour le maïs », explique le directeur de la Sama, qui a aussi mobilisé un tracteur neuf pour l’occasion. L’atelier de maintenance des matériels monté dans le parc des expositions pour les Olympiades concentre les graines d’experts. « Prendre part à un tel événement, c’est aider à valoriser notre métier, donner envie aux jeunes. Nous ne pouvons pas nous plaindre et ne rien faire », affirme Philippe Duval.

Complexe mais sympa
La Sama a l’habitude de travailler avec le lycée de Saint-Hilaire-du-Harcouët, car elle embauche des jeunes en alternance.  « Nous embauchons huit nouveaux jeunes tous les ans. Quand on en repère un très bon, on veut le garder. En machinisme, nous sommes en perpétuel recrutement de techniciens », argumente Philippe Duval. Le secteur de la maintenance agricole est en concurrence avec celui des voitures et des camions. « Une voiture reste une voiture. Nous, nous proposons un éventail très large de machines. C’est complexe mais sympa », sourit-il.

Tip-top !
Les jeunes apprennent les rudiments du métier en formation. « Nous inculquons les bases à l’école, l’hydraulique, le moteur, dit Didier Valtais, enseignant au lycée Claude-Lehec de Saint-Hilaire-du-Harcouët et chef d’atelier aux Olympiades. Nous insistons aussi sur l’importance de la communication. Il vaut mieux perdre cinq minutes pour rédiger un diagnostic complet pour privilégier la relation avec le client. » À la sortie, les jeunes maîtrisent les outils. Les marques prennent ensuite le relais, chacune a ses astuces. « Nous sommes complémentaires », acquiesce Philippe Duval. Les jeunes employés dans les concessions Massey-Fergusson passent par le centre de formation de la marque, à Beauvais. « L’école dure deux ou trois ans. Mais il faut plusieurs années, sept ou huit, pour devenir bon technicien : le matériel est très fiable, la panne est souvent difficile à trouver. Nous rendons service au monde agricole, pour avoir un atelier tip-top, il faut des techniciens tip-top. »

Et aussi …
Pour aider à l’attractivité du métier, le salaire. « Un bac pro gagne à la sortie de l’école un Smic + 10 à 20 %. Un BTS de haute technicité peut tabler sur 2 000 € net par mois, le comité d’entreprise, le 13e mois … », vante Didier Valtais. Sans compter les heures supplémentaires et les astreintes. « Cela fait partie des inconvénients du métier, on ne choisit pas quand la machine tombe en panne, parfois tôt le matin, tard le soir, le week-end, l’été, liste Philippe Duval. Mais les jeunes motivés sont sûrs de trouver du travail. Nous recrutons », conclut Philipe Duval.

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