La station d'épuration de Saint-Jean-d'Elle utilisera sur des roseaux
Les travaux débuteront en novembre et consistent à mettre en place des filtres de roseaux plantés sur deux étages.
" Des communes n'ont pas attendu les réflexions urgentes sur la préservation de la ressource en eau pour investir ", se réjouit Philippe Brugnot, secrétaire général de la préfecture de la Manche. A Saint-Jean-d'Elle, non loin de Saint-Lô, la station d'épuration va connaître des travaux d'envergure à hauteur de 1 104 000 € HT financés à hauteur de 30 % par l'Agence de l'eau Seine Normandie et 70 % par Saint-Lô Agglo. Ils débuteront à la mi-novembre. La mise en service aura lieu quatre mois plus tard.
"L'accès au foncier est un frein"
Les travaux consistent à mettre en place des filtres de roseaux plantés sur deux étages. Ce système plus compact repose sur le cycle naturel d'épuration de l'eau. Le procédé combine l'effet épuratoire naturel des roseaux aux effets filtrants des sables. Ils remplaceront les deux des trois anciennes lagunes de la station actuelle. La dernière lagune sera conservée pour renforcer l'épuration. Les eaux usées seront ensuite infiltrées dans l'espace végétalisé existant qui sera agrandi. " En aucun cas, les eaux usées traitées ne seront pas rejetées dans un cours d'eau ", précise le maire, Marie-Pierre Fauvel, qui avec Saint-Lô Agglo, a eu du fil à retordre pour acquérir le terrain. " L'accès au foncier est un frein bien souvent à la réalisation de travaux ", concède Philippe Brugnot. Ce fut le cas à Saint-Jean-d'Elle qui a fini par trouver une solution. " Mais la réflexion remonte à 2021. Ce sont des processus très long ", avance l'élue.
Construite en 2000, cette station d'épuration traite les eaux usées du bourg de l'ancienne commune de Saint-Jean-des-Baisants. Les travaux vont permettre de passer d'une capacité de traitement des eaux usées de 440 à 900 équivalents habitants.