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La traite : un vrai savoir-faire !

La traite constitue le moment privilégié de contact entre l’éleveur et ses animaux. C’est aussi le moment qui permet à l’éleveur de maîtriser la qualité du lait qu’il produit. Les bonnes pratiques à la traite permettent de limiter la contamination des mamelles des vaches saines par des bactéries pathogènes, d’optimiser l’éjection du lait, de repérer les animaux infectés mais également d’optimiser le temps passé en salle de traite. Faites le point sur vos pratiques et adaptez-les à la situation de votre troupeau si nécessaire !

1 A quoi faut-il être vigilant pour une traite efficace ?

 

La préparation des mamelles doit être adaptée à vos besoins et contraintes et identique pour tous les animaux
- Brancher le faisceau sur des trayons propres et secs en évitant toute prise d’air au niveau des gobelets :
• pour réduire le risque de contamination externe de la peau des trayons ;
• pour réduire la contamination du lait par aspiration des souillures présentes sur le sol, sur les pattes ou le pis des vaches ;
• pour stimuler l’éjection du lait et optimiser le temps de traite.
- Brancher le faisceau 60 à 90 secondes après le début de la stimulation de la mamelle pour bénéficier au mieux du réflexe d’éjection du lait et optimiser le temps de traite.

 

Dépose des faisceaux : en douceur pour préserver les trayons
En fin de traite, le faisceau doit se dégager seul après coupure du vide. Dans le cas contraire, l’arrachage du faisceau peut provoquer une transmission des bactéries à l’intérieur de la mamelle par impact et abimer les trayons. Dans le cas d’une installation équipée d’un décrochage automatique, il faut veiller à ce que la griffe ne tire pas trop sur les trayons au moment du décrochage.
L’observation des trayons juste après le décrochage de la griffe permet de vérifier que la traite n’affecte pas la qualité des trayons. La présence d’un pourcentage important d’anneaux de compression, de micro-hémorragies, de lésions de la peau doit vous alerter sur la qualité de l’interface machine à traire / animal (réglage du niveau de vide, de la phase de massage, qualité des manchons) ou sur vos pratiques (durée de la traite, produits de nettoyage et de désinfection).


Hygiène après traite : adaptez-la aux besoins de votre troupeau
Après la traite, le choix d’une solution de post-trempage doit permettre de :
- désinfecter les trayons pour limiter le passage des bactéries présentes sur la peau des trayons dans la mamelle ;
- préserver l’état des trayons pour maintenir la première défense de la mamelle face aux bactéries responsables des infections ;
- protéger les trayons contre de nouvelles contaminations par des bactéries d’origine environnementale.

Comment choisir un produit de post-trempage ?
Le choix du produit peut varier en fonction des périodes de l’année (climat, conditions de logement des animaux…) et du risque de contamination présent (tableau ci-dessous).

Quel que soit le produit utilisé, il faut veiller à ce que l’ensemble du trayon soit bien recouvert par le produit. L’objectif n’est pas seulement de protéger le bout du trayon après la traite mais bien d’éliminer toutes les bactéries présentes sur l’ensemble du trayon.

Tous les produits ne sont pas efficaces pour le soin des maladies virales des trayons (paravaccine…). Dans ce cas, veiller à utiliser un produit à base d’agents chlorés ou d’iode associé à un agent hydratant (lanoline, glycérine).

Les produits antiseptiques étant inactifs en présence de matière organique (bouse) il convient de nettoyer le gobelet trempeur entre chaque traite.

2 L’assistance traite : un moment privilégié pour faire le point sur vos pratiques des traite


Les techniciens spécialisés en qualité du lait de la région sont formés pour vous accompagner lors d’une traite et réfléchir avec vous à l’amélioration de vos pratiques. L’assistance à la traite peut être motivée par la volonté de résoudre un problème de qualité du lait (spores butyriques, germes, cellules ou mammites) ou par la volonté d’améliorer les conditions de travail ou l’efficacité de l’organisation à la traite. Elle doit s’inscrire dans un schéma global d’intervention dans un élevage. 

En quoi consiste l’assistance à la traite ?
En fonction de la question posée, l’intervenant va analyser, en amont de l’intervention, les résultats de votre élevage.
Une fois sur place, l’intervenant va réaliser un certain nombre d’observations pendant toute la traite en lien avec votre demande :
- comportement global des animaux ;
- éclairage de la salle de traite et équipements ;
- préparation des trayons (organisation du travail, méthode, temps avant pose du faisceau…) ;
- durée de la traite de chaque animal ;
- état des trayons avant et après traite (présence de lésions sur les trayons, d’anneaux de compression…) ;
- pratiques de fin de traite ;
- nettoyage et désinfection du matériel en contact avec le lait ;
- entretien de la machine à traire, état des caoutchoucs et des manchons ;
- conditions de réfrigération du lait.

Ces observations permettront à l’intervenant de mettre en avant les points forts de votre système et de construire avec vous, un plan d’amélioration de vos pratiques de traite adapté à votre besoin (problème de germes, de butyriques,
de cellules, amélioration de l’efficacité de la
traite…).

Dans certains cas, si après une assistance à la traite et un contrôle de la machine à traire adapté (Opti’Traite, Certi’Traite, Net’Traite ou Dépos’Traite) l’intervenant a besoin d’un diagnostic complémentaire, il pourra vous proposer de réaliser un « test pendant la traite ». Ces tests ont pour but d’analyser le fonctionnement de l’interface entre la machine à traire, la vache et le trayeur. Ils permettent d’enregistrer et d’analyser les niveaux de variation de niveaux de vide et/ou de débit dans l’installation de traite ou sous le trayon.

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