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AGRICULTURE BIOLOGIQUE
“L’AB ne doit pas emprunter le chemin du conventionnel en GMS”

100 agriculteurs en conversion bio ces deux dernières années, l’agriculture biologique a le vent en poupe. L’AG pose les jalons pour 2011.

Guillaume Fernagu, animateur, et Luc Bignon, président du GAB 14 estime que “l’agriculture biologique a un bel avenir devant elle”.
Guillaume Fernagu, animateur, et Luc Bignon, président du GAB 14 estime que “l’agriculture biologique a un bel avenir devant elle”.
© DR

En 2011, 230 agriculteurs biologiques sont recensés dans le Calvados. Sur les deux dernières années, 100 agriculteurs se sont engagés dans la démarche de conversion. Ce chiffre est loin des 6% d’exploitants bio supplémentaires recommandés par le Grenelle de l’environnement. “Je préfère que les quotas ne soient pas atteints et que chaque conversion soit une réussite”, assure Luc Bignon, président du GAB 14. Et de poursuivre “aujourd’hui les agriculteurs s’engagent par idéologie. Ceux qui le feront d’un point de vue uniquement économique vont droit dans le mur. Le regard et la méthode de travail doivent radicalement changer pour que le système fonctionne. Certaines structures sont, malgré tout, plus proches du bio par essence (vaches allaitantes)”.

La bio locale a un prixLes agriculteurs biologiques qui adhèrent au GAB misent sur la vente directe, via les marchés, où directement à la ferme. “Il est possible de faire vivre trois associés avec une exploitation de 100 000 litres de lait en faisant de la transformation. Nous encourageons ces structures à suivre ce chemin.”, souligne Guillaume Fernagu, animateur du GAB. A l’heure actuelle, 12% de la production bio sont écoulés par la vente directe. Le reste des marchandises est distribué par les magasins spécialisés et les GMS. “Ces dernières gagnent du terrain, avec des produits bio étrangers le plus souvent”, déclare Luc Bignon. “Nous ne souhaitons pas entrer dans le même schéma que les produits conventionnels où les grandes surfaces décident du prix. Nous voulons être rémunérés pour notre travail et la qualité de notre production”, précise-t-il. Face à la question de la contractualisation, le président du GAB 14 s’estime “prêt à commencer les négociations. Une association de producteurs est mise en place pour chaque laiterie. Le principal était de ne pas laisser un agriculteur seul face à sa laiterie. Aujourd’hui, nous connaissons nos possibilités de production pour 2012. Nous sommes donc en mesure de discuter”.

Bio cohérence : Le nouveau label qualité Français 
La marque privée Bio cohérence viendra en complément du cahier des charges européen. Elle n’a pas de caractère obligatoire. Son but : accompagner l’exploitant dans une démarche cohérente, à la fois économique, technique, environnementale et sociale vers un gage de qualité globale. Les règlements seront plus draconiens que la charte UE (ex : ferme 100% bio, signalement des infrastructures polluantes autour de l’exploitation..). D’autres pays bénéficient de marques privées de ce type. L’objectif étant de valoriser les produits Français.

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