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Laboratoire de recherche et d'analyses de Normandie
Labéo face à la crise de la FCO

Dans la crise de la FCO (fièvre catarrhale ovine) que subit l'élevage manchois, le laboratoire d'analyses et de recherches interdépartemental, Labéo, dont un des quatre sites analytiques est basé à Saint-Lô, prend part dans la bataille. Le résultat des analyses sort de ce laboratoire. En une semaine, pas moins de 829 échantillons ont été passés au crible.

Labéo, le pôle d'analyses et de recherches interdépartementales de Normandie, est un des maillons de la chaîne dans la lutte contre la FCO (fièvre catarrhale ovine), tout comme il l'a pu l'être en 2020 dans la lutte cette fois-ci contre le Covid, en analysant jusqu'à 2 000 échantillons par jour. " Nous avions les compétences techniques et matérielles pour venir en aide ", précise Delphine Perrotte, chef de service virologie et biologie moléculaire à Labéo. Entre la santé humaine et la santé animale, les passerelles existent bien.

829 échantillons fin juillet

Mais en 2025, c'est la santé animale qui mise à rude épreuve. Le virus sévit notamment chez les ruminants. Et dans un département à dominance élevage, le terrain est propice à sa propagation. Les premiers cas sont arrivés dans la Manche peu avant la mi-juillet pour connaître un apogée à la fin du mois de juillet. " Nous réalisons, sous agrément ministériel et à la demande de la DDPP (direction départementale de la protection des populations) des analyses sur les cheptels à partir de PCR ", explique Delphine Perrotte. Ces PCR sont arrivées en nombre mais la semaine 31, du 28 juillet au 3 août, a marqué un pic avec 829 échantillons. Depuis, l'activité diminue avec par exemple sur la semaine 33, du 11 au 17 août, 285 échantillons à traiter. De là à dire que le pic est passé, cela serait tentant. Mais le nombre total de foyers dans le département a dépassé les 1 000 au 22 août.

Une stratégie évolutive

À partir de la semaine dernière, la stratégie a évolué. Les deux sérotypes sont systématiquement recherchés, le 3 comme le 8. Pour rappel, le 8 a fait son apparition dans la Manche le 12 août. " Les analyses, qui nécessitent 24 à 48 heures, permettent également de comprendre comment les souches pénètrent sur le territoire et d'alerter l'État en cas de risque d'apparition et de propagation d'un nouveau sérotype ", précise la cheffe de service.

"Notre ADN, c'est le soutien aux filières du territoire."  Delphine Perrotte, chef de service virologie et biologie moléculaire  à Labéo

Aujourd'hui, Labéo compte quatre sites analytiques et deux agences de prélèvement en Normandie. Il compte 400 collaborateurs dont près de 100 sont basés dans la Manche. Il traite 1,2 million d'échantillons chaque année pour 80 000 clients. Ce laboratoire à dimension régionale s'est organisé en vue d'optimiser ses moyens. Si le Calvados est reconnu à l'international pour sa recherche et développement dans le domaine équin, il réalise aussi des travaux pour l'aquaculture en raison des frontières maritimes. Le site de Saint-Lô est plutôt orienté vers le cheptel bovin et les coquillages. " Nous sommes un organisme public, avec des missions de service public. Notre ADN, c'est le soutien aux filières du territoire ", relève Delphine Perrotte.

Protéger et sécuriser

À noter aussi que Labéo intervient pour le compte de l'Agence régionale de santé en matière de contrôle de baignade, eau de mer, eau de réseau, station d'épuration, mais aussi dans le domaine de la radio activité. Le contrôle des aliments dans les cuisines centrales, hôpitaux, maisons de retraite, restauration... " Notre objectif est de protéger la population, assurer la sécurité des consommateurs ", conclut la cheffe de service.

L'espace Michel Plétron inauguré en novembre 2024

Moment d'émotion le 7 novembre 2024 lors de l'inauguration des nouveaux locaux du Labéo à Saint-Lô, nommé " espace Michel Pétron ", en hommage à celui qui a été adjoint au directeur et directeur du laboratoire du 1er janvier 1989 au 1er janvier 2014. Cette inauguration a été faite par Maud Faipoux (3e en partant de la gauche sur la photo), directrice générale de l'alimentation (DGAL), elle-même fille de Michel Pétron, en présence entre autres de Alain Navarret, premier vice-président de Labéo, et vice-président du Conseil départemental de la Manche. Tout un symbole.

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