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Commerce
L’agroalimentaire bas-normand résiste à la crise

Premier employeur de la région avec 16 760 salariés (21 % des emplois industriels), l’agroalimentaire bas-normand résiste plutôt mieux que les autres secteurs aux soubresauts économiques mondiaux.

La crise, une opportunité de croissance à l’international ? Thème un peu provocateur qu’a choisi la CRAN (Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie) et son comité d’expansion agroalimentaire pour un colloque organisé le 4 novembre dernier en collaboration avec le Conseil régional.
Il est essentiel de savoir prendre le recul nécessaire pour préparer de nouveaux choix stratégiques. La crise, dont la fin est annoncée, sera sans doute un accélérateur de tendances et dégagera de nouvelles opportunités de croissance,” estime Daniel Génissel, président de la CRAN.

Baisse de 5 % en agroalimentaire
La crise mais quelle crise ?”, a débuté Benoît Tarche, directeur du département agroalimentaire d’UBIFRANCE. Il est exact qu’il ne faut pas noircir le tableau et se faire peur inutilement. L’agroalimentaire bas-normand, 26 % de l’export régional en 2008, n’a reculé que de 5 % au cours du premier semestre 2009. Un recul après trois années d’augmentations successives.
En segmentant ce rayon agroalimentaire de l’export bas-normand, les fortunes sont diverses. Les produits laitiers et glaces subissent une baisse conjoncturelle de presque 15 % de janvier à juin 2009. Viandes et produits à base de viande enregistrent également un recul de 17,7 %. Pendant cette même période, notre rayon boisson  s’emballerait presque avec un  beau 115 %.
Mais nous sommes là dans des volumes d’affaires modestes (45,3 ME à l’export en 2008 contre 394 ME pour les produits laitiers par exemple). 

S’inscrire dans la durée
Outre la qualité des produits régionaux, cette résistance à la crise s’expliquent aussi par les stratégies d’entreprises. “On ne peut s’engager dans l’export que si on s’inscrit dans la durée”, insiste Vincent Boulard, directeur de Calvados Boulard. Une entreprise qui réalise 70 % de son chiffre d’affaires à l’export. “Il faut savoir faire des choix pour ne pas se disperser”. C’est ainsi que l’entreprise est présente aux USA depuis plus de 60 ans, au Japon depuis 1970, en Russie depuis une quinzaine d’année mais pas encore en Chine. Prospecter coûte cher. 
Quoique ! La loi du 14 mars 2000 a institué le VIE géré par l’Agence française pour le développement international des entreprises. Le Volontariat International en Entreprise permet aux entreprises de droit français de confier à un jeune homme ou femme (âgé de 18 à 28 ans) une mission professionnelle à l’étranger. Luc Lesenécal, directeur général adjoint de la coopérative Isigny-Ste-Mère, a fédéré 4 entreprises pour mutualiser un tel investissement en ressource humaine aux USA. Coût mensuel : 800 à 1 000 e/mois et par entreprise. “Un ticket pour pas cher,” estime-t-il. Et ça marche.

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