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Emploi-formation
L’apprentissage : le chemin royal pour intégrer l’ETA

Les entreprises de travaux agricoles créent de l’emploi. Mais face à une agriculture de plus en plus pointue et une clientèle de plus en plus exigeante, elles ont besoin de collaborateurs de mieux en mieux formés. L’apprentissage, plus particulièrement le bac pro, constitue une voie royale pour mettre un pied ferme dans l’entreprise.

"Quand je serai grand, je serai chauffeur de tracteur. Passe ton bac d’abord !" La formule pourrait sortir de la bouche de Patrice Gauquelin(1), entrepreneur de travaux agricoles, publics et transport du côté de Briouze (61). Avec son frère Jean-Christophe, il a développé l’entreprise familiale créée par leurs parents dans les années 1970. Outre les deux gérants, l’effectif comptabilise aujourd’hui 14 salariés à temps plein et un apprenti. Investir dans les hommes "Investir dans le matériel, on sait faire. Dans les hommes, sans doute un peu moins", constate Patrice Gauquelin pour qui la première des richesses d’un prestataire de services, c’est son personnel. "Nos chauffeurs sont les ambassadeurs de nos entreprises auprès de notre clientèle". Une sacrée responsabilité qui ne doit souffrir d’aucune approximation. Le chauffeur d’engins agricoles doit cumuler les compétences : être aussi à l’aise derrière son volant qu’avec une clé de 18 à la main, savoir garder son calme en toutes circonstances et faire preuve d’initiatives et du sens des responsabilités... Mais il doit parallèlement disposer de bonnes connaissances des techniques culturales "pour parler d’égal à égal avec ses interlocuteurs" insiste notre chef d’entreprise. Alors quel cursus pour bien démarrer ? "Le profil idéal, c’est le bac pro agroéquipement surtout par apprentissage", lâche Patrice Gauquelin. Un niveau qui assure de bonnes connaissances générales et une formule par apprentissage qui crédite le jeune d’une solide première expérience. Embauche assurée C’est ce chemin que suit Florent Collas, 19 ans. Après un BEP agroéquipement, déjà par apprentissage, il poursuit la même formule mais direction bac pro cette fois. "J’ai fait le choix de l’alternance car cela me permet de cumuler la pratique." Cette montée en puissance dans la prise en main des différents matériels se fait progressivement grâce à Cyril Turbout. Son tuteur en quelque sorte au sein de l’ETA Gauquelin. "Pour une nouvelle tâche, je lui montre comment ça marche. Je lui laisse ensuite le volant et, si tout va bien, je le laisse seul". Tout semble en fait question de motivation et d’application. Mais le client apprécie-t-il qu’on lui envoie un apprenti ? "Ce n’est pas un problème pour moi d’avoir un jeune en formation", rassure François Foucault, en GAEC avec son frère Didier. Nous sommes ouverts même si cela ne peut sans doute pas s’envisager pour tous les travaux". Une absence d'inquiétude qui traduit une relation de confiance entre l’agriculteur et son prestataire de service. "Nous menons d’ailleurs depuis 2 ans au sein du GAEC une réflexion. Et face aux coûts de plus en plus élevés des différents matériels, nous allons sans doute de plus en plus faire appel à l’entreprise pour déléguer nos travaux. Ce n’est pas forcément plus cher et, côté organisation du travail, il n’y a pas photo". Il est vrai que Didier et François Foucault se sentent plus éleveurs que cultivateurs. Si cette tendance venait à se confirmer, il faudra former plus et encore mieux. "Il y a encore de la place dans les instituts de formation", indique Guillaume Le Bigot, responsable de formation au CFA du Robillard. Petit hic cependant, on manque d’entreprises acceptant de prendre des apprentis. Mais si les ETA veulent recruter dans les meilleures conditions, il leur faudra participer activement à cet effort de formation. C’est le message de l’ARETAR. (1) : Patrice Gauquelin est par ailleurs secrétaire général de l’ARETAR (Association Régionale des Entrepreneurs de Travaux Agricoles et Ruraux). BP14 50600 St-Hilaire-du-Harcouët. Tél: 02 33 79 33 72. Fax: 02 33 79 33 77. Email : alain.hierle@aretar.com Site : www.aretar.comSilence on tourne ! En terme de communication, les entreprises de travaux agricoles de Normandie et leur organisme fédérateur (ARETAR) ont toujours un train d’avance. Ils viennent de réaliser un film vidéo sur leur activité et les chemins de la formation. Il a été présenté en avant première le 15 mars à St-Lô, à l’occasion du Forum régional des métiers organisé par les jeunes agriculteurs de Basse-Normandie.Où vous former ? CAPA productions agricoles et utilisation de matériels : - CFA Le Robillard à St-Pierre-sur-Dives (02 31 42 61 21). - IREO de Condé-sur-Vire (02 33 77 13 77). BEPA agroéquipements : - ESAT Giel à Giel Courteilles (02 33 67 99 00). - IREO de Condé-sur-Vire (02 33 77 13 77). - CFA Le Robillard à St-Pierre-sur-Dives (02 31 42 61 21). - MFR de Haleine (02 33 37 95 49). Bac pro agroéquipements : - ESAT Giel à Giel Courteilles (02 33 67 99 00). - IREO de Condé-sur-Vire (02 33 77 13 77). - CFA Le Robillard à St-Pierre-sur-Dives (02 31 42 61 21). - Institut de Montebourg (02 33 41 10 05). Bac pro maintenance des matériels agricoles : - Lycée technique Claude Lehec à St-Hilaire-du-Harcouët (02 33 49 10 78). BTS génie des équipements agricoles : - CFA Le Robillard à St-Pierre-sur-Dives (02 31 42 61 21). CS tracteurs et machines agricoles - Utilisation et maintenance : - CFA Le Robillard à St-Pierre-sur-Dives (02 31 42 61 21). - IREO de Condé-sur-Vire (02 33 77 13 77). CAP mécanicien en tracteurs et machines agricoles - BEP agent de maintenance option matériels agricoles - BTS agroéquipements : - Lycée technique Claude Lehec à St-Hilaire-du-Harcouët (02 33 49 10 78).
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