Aller au contenu principal

Mondial de l'Automobile
L'après-pétrole débute

Si les véhicules à essence “fossile” font encore les beaux jours des constructeurs, les bio-carburants, le gaz et l’électricité bousculent une donne établie depuis un siècle.

“Oui, d’accord, elle est bien votre voiture au bio-ethanol, mais les pompes, on en trouve partout ?” Samedi, 11 h, porte de Versailles, à Paris, quelques visiteurs détaillent la 206 Peugeot présentée sur le stand “Passion Céréales”. Pas facile de faire la différence avec une 206 commercialisée en Europe. Pourtant cette voiture représente un tournant pour le monde automobile et l’agriculture. Elle démarre à l’essence classique et bascule sur le bio-éthanol une fois le moteur chaud. L’association Passion-Céréales l’a faite venir du Brésil, un pays qui a d’ores et déjà compris tout l’intérêt des carburants verts. Marché prometteur Pour Jean-François Gleizes, Président de Passion Céréales, “notre présence au Mondial de l’Automobile, sur le Pôle des Energies Alternatives, témoigne que nos filières agricoles sont porteuses de réponses stratégiques en terme d’énergie et d’environnement. Alors qu’elles assument pleinement leur fonction nourricière, elles sont prêtes à relever le défi de la fourniture d’énergie”. Et des véhicules fonctionnant à autre chose que l’énergie fossile (pétrole), beaucoup de stands en présente, à commencer par le hall 8 qui accueille les “ancêtres” avec la “Jamais Contente”, premier véhicule, de surcroît électrique, à passer les 100 km/heure le 1er mai 1899. Peugeot, Citroën, Renault, Saab, Toyota et même un constructeur indépendant chinois ne sont pas en reste, prêts à surfer sur ce marché prometteur mais qui patine depuis plusieurs années.Querelle gas/bio-ethanol A quelques mètres de la 206 bio-Ethanol, c’est Gaz de France qui s’est implanté face à l’entrée du hall . Le stand est énorme, presque démesuré. GDF met le paquet, ses dirigeants viennent de signer un accord avec Fiat et Europcar pour “proposer un carburant écologique, économique et fiable, le gaz naturel”. Reste que la bataille entre les différentes sources de carburants “écologiques” fait rage. Une hôtesse, présente sur le stand Gaz Naturel de Ville, met en avant d’éventuels problèmes liés au bio-ethanol, “il faut beaucoup d’engrais pour les plantes...” Une affirmation formellement rejetée par l’animateur de “Passion Céréales”, “c’est faux, les agriculteurs produisant des céréales ou betteraves “bio-ethanol” analysent avec soin leurs terres pour justement éviter les problèmes de surfertilisation”.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Prix du lait juillet 2022 : le compte n’y est vraiment pas selon Ludovic Blin
Alors que la hausse des prix du lait a tardé à s’enclencher, la mécanique se grippe et les principaux opérateurs de la filière…
Mesures de restriction d’eau dans le Calvados
La situation hydrologique et hydrogéologique était déjà défavorable début juillet 2022. L’absence de précipitation ainsi que les…
Moisson 2022 : dernière ligne droite
Toutes les semaines, nous proposons un point sur l’avancement des récoltes dans le Calvados, la Manche et l’Orne. Lundi 25 …
Coquillages et préjugés : Anaïs, portrait d’une reconvertie
Le Comité régional conchyliculture (CRC) a lancé sa campagne de communication ConchyQuoi en mai 2022 sur les réseaux sociaux. Des…
Moisson 2022 : rapide et en avance
Toutes les semaines, nous proposons un point sur l’avancement des récoltes dans le Calvados, la Manche et l’Orne. Lundi 18 …
Sécheresse - Prix du lait - FDSEA-JA 50
Sécheresse 2022 : les agriculteurs face à une « situation critique »
La FDSEA et les Jeunes agriculteurs de la Manche ont tiré la sonnette d’alarme, lundi 8 août 2022 à Saint-Lô, sur les difficultés…
Publicité