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L'attelage, c'est mon dada

Retour dans le temps au Haras du Pin (61). Comme chaque année, le domaine organise le “Concours International d’Attelage de Tradition” le 9 et 10 juillet. La magie d’antan, grâce à des véhicules incontournables où les chevaux étaient rois,prendra place dans l’Orne.

Les agriculteurs dans le temps, livraient pailles et pierres au Haras du Pin. Ils étaient les seuls à avoir des véhicules pouvant transporter du matériel. Un moyen de se diversifier à l'époque.
Les agriculteurs dans le temps, livraient pailles et pierres au Haras du Pin. Ils étaient les seuls à avoir des véhicules pouvant transporter du matériel. Un moyen de se diversifier à l'époque.
© MM

Une trentaine d'équipes vont s'affronter lors de ce concours international. Français, Belge, Hollandais et Anglais seront à la manœuvre avec 1 à 4 chevaux. Bêtes attelées à des voitures anciennes (centenaires), le but du concours est de présenter un patrimoine rare et plein d'histoire.

1 000 visiteurs et beauté

Avec plus de 1 000 visiteurs l'année dernière, "on attend juste le beau temps pour l'événement", s'inquiète Tanneguy de Sainte Marie, régisseur du Haras du Pin. Avec pour commencer, la présentation des attelages sur la cour d'honneur, les juges vont pouvoir attribuer une note à chaque équipe. Les critères ? Propreté de la voiture, qualité du harnais, beauté de l'équipage, tout un aspect esthétique. Un gros bon en arrière avec des voitures hippomobiles datant de 1890 à 1945. Avant ces dates, les voitures sont trop anciennes et donc souvent dans un état critique. "Nous avons des voitures vraiment anciennes. C'est un réel plaisir de voir des attelages de cet âge encore utilisés. Un moment plein de magie et de beauté", confie le régisseur du Haras.

Sur route, 15 km

C'est dans un temps imparti que les équipages devront parcourir une quinzaine de kilomètres aux alentours du domaine, le dimanche matin. Avec des chevaux de sang et de trait, les ânes seront aussi de la partie. Sur parcours tracé, les concurrents devront faire face à plusieurs obstacles (roue droite passant sur un marquage au sol de 30 cm sur 30 cm, un stop de 20 secondes, tourner autour de cônes sans faire tomber les balles posées sur ces derniers etc.). Dans l'après-midi, une épreuve de maniabilité sera à l'ordre du jour. L'objectif sera de passer 20 portes (toujours avec les fameux cônes) sans faire tomber une seule balle. L'équipage remportant le plus de points étant celui qui n'aura fait tomber aucune balle avec un temps minimum. Afin de clôturer le concours, les attelages paraderont un par un devant les juges et les visiteurs.

 

Un patrimoine historique

Des anecdotes sur l'attelage des chevaux, Tanneguy en connaît sur le bout des doigts. En tandem (deux chevaux l'un derrière l'autre), en arbalète (deux chevaux en premier et un à l'avant), ou à l'évêque (3 chevaux côte à côte), chaque attelage à son histoire. Pour le tandem : "À l'époque, en vue des parties de chasse à courre, on emmenait toujours deux chevaux attelés pour se rendre sur le lieu de chasse. Le premier cheval supportait tout le poids du véhicule et le deuxième ne se fatiguait pas. C'était ce deuxième cheval que l'on utilisait pour chasser", raconte le régisseur. Pour l'attelage à l'évêque : "Une hiérarchie d'attelage existait à l'époque. Les rois, marquis, etc. avaient un attelage de 4 chevaux. Les plus petits nobles avaient le droit à 2 chevaux, ainsi de suite... Les évêques eux, n'avaient pas leur place dans cette hiérarchie d'attelage. C'est pourquoi ils ont opté pour un attelage qui n'existait pas, trois chevaux côte à côte". Pour Christian Goliard, président de l'AFA (association française d'attelage) et de l'ADAO (association départementale d'attelage de l'Orne), "le concours est un moyen de montrer tout notre patrimoine historique qui mérite d'être connu. Notre pays était le premier à produire des véhicules hippomobiles. Beaucoup de personnes ont des ancêtres charrons ou en lien avec la construction de véhicules. C'est ancré dans notre histoire".

À ne pas oublier, les agriculteurs qui dans le temps, livraient pailles et pierres au Haras du Pin. Ils étaient les seuls à avoir des véhicules pouvant transporter du matériel. Un moyen de se diversifier à l'époque.

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