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Marchés aux bestiaux
L’avenir de la SICAMON : l’affaire de tous

“Les cotations issues des marchés aux bestiaux, forment une base de prix utile à tous les éleveurs”, a rappelé Jean-Michel Bréard, président de la SICAMON, les marchés organisés de Normandie, lors de l’assemblée générale de la coopérative, le 14 juin à Saint-Pierre-sur-Dives. 

© AD

“La transparence sur les prix du marché des animaux profite à tous les éleveurs et l’avenir de la SICAMON est l’affaire de tous. Pourtant, trop peu d’agriculteurs viennent apporter des animaux à la vente, sur les marchés, et la pérennité des outils reste fragile”, a rappelé Jean-Michel Bréard, président de la SICAMON, les marchés organisés de Normandie. Il s’exprimait lors de l’assemblée générale de la structure, vendredi 14 juin à Saint-Pierre-sur-Dives. “Tout le monde lit les cotations, rappelle le président. Nour représentons réellement quelque-chose. Certains marchands viennent d’ailleurs nous dire qu’on les agace sérieusement.” En plus de fournir une transparence sur les prix du marché, la SICAMON assure aux éleveurs, au travers des marchés au cadran, le paiement de leurs animaux par chèque, séance tenante. “Signe que la rapidité de paiement est aussi un service dont les éleveurs ont besoin au niveau de leur trésorerie, il arrive assez fréquemment que les chèques soient encaissés le jour-même ”, souligne Jean-Michel Bréard. 

Recruter des éleveurs
L’exercice de 2013 de la SICAMON démarre très bien du point de vue financier et en 2012, l’effet “prix de la viande” a permis de remettre à flot la trésorerie et les finances de la coopérative. “Mais les marchés au cadran restent fragiles, prévient Jean-Michel Bréard. L’élevage est en crise. En production de viande, il y a de nombreuses inquiétudes, tandis qu’en lait, les gens sont découragés à produire. A cela s’ajoute la baisse des apports d’animaux, un recrutement difficile de nouveaux éleveurs, et le départ à la retraite de nombreux apporteurs. Depuis le début de l’exercice de 2013, il nous manque encore 150 bovins par rapport au cumul de 2012 sur la même période. Il ne faudrait pas qu’on continue à perdre comme cela autant d’animaux tous les ans. Nous devons tous nous mobiliser, pour faire de la prospection auprès de nos voisins et recruter de nouveaux éleveurs. Nous avons de bonnes raisons de croire encore dans l’organisation de ces marchés, tant les services apportés sont grands. Il faut les faire durer le plus longtemps possible”.

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