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L’azote, ça se pilote aussi de haut

Giel Agri Demo s’est transformé, le temps d’une journée technique,en Mecque de la fertilisation azotée de précision. Constructeurs, CUMA, Entrepreneurs étaient là ainsi que Cécile et Pauline avec leur drone pour un vol démo.

© TG

La modulation de la fertilisation azotée répond à un double enjeu. Le premier est économique : plus de rendement et plus de qualité (protéine) avec moins d’intrants. Le second est environnemental : pas de perte d’azote. Elle fait appel à des technologies de pointe pour lesquelles des marges de progrès existent. Sur le terrain, les expérimentations se poursuivent pendant que la vulgarisation s’accélère, notamment du côté de la Chambre d’agriculture de l’Orne. Jeudi dernier à Giel, Cécile Primois et Pauline Le Penven (Services - Conseils - Formations PROAGRI Pilotage de production à la CA 61) ont focalisé l’attention. Entretien.

>> Pourquoi un drone à la Chambre d’agriculture de l’Orne ?
Cécile Primois-Pauline Le Penven. Cette année, il nous sert principalement à faire de l’expérimentation. Néanmoins, nous avons suivi quelques parcelles en prestation de service pour faire du conseil azote blé.

>> Quel préalable pour le piloter ?
Il faut suivre une formation théorique à l’ULM (Ultra Léger Motorisé), formation qui se fait à distance. En plus, nous avons suivi une formation pratique de deux jours pour son utilisation.


>> C’est compliqué à piloter ?
On dit piloter mais, la réalité, c’est que nous n’avons qu’à le lancer et nous occuper de l’atterrissage. Au départ, nous réalisons un plan de vol grâce à un logiciel adéquat. Le drone est ensuite connecté via un modem à l’ordinateur, ce qui va lui permettre de voler en totale autonomie.

>> Quel est le principe de fonctionnement ?
Cela repose sur une mesure de biomasse et de réfléctance grâce à un capteur multispectral. Le drone va réaliser sur chaque point déterminé 4 photos selon 4 longueurs d’onde différentes. Il vole à 150 mètres d’altitude pour un débit de 3 ha/mn. C’est un engin souple d’utilisation qui peut voler jusqu’à des vents de 40 km/h mais il n’aime pas la pluie. 

>> Que se passe-t-il ensuite ?
Toutes les informations collectées sont transférées à Airinov qui, avec des logiciels spécifiques, va créer une cartographie des besoins intraparcellaires d’azote.

>> Aujourd’hui, nous sommes encore au stade expérimental ou à celui de la vulgarisation ?
On vulgarise. C’est un service déjà proposé aux agriculteurs et qui va monter en puissance. Mais, parallèlement, on poursuit l’expérimentation sur blé et colza pour valider le conseil.

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