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A Fleury-sur-Orne (14)
Le bio peut s’automatiser

Fruit d’un travail entre maraîchers Bio locaux (Maria et Christophe Lebas) et Le Cababio (Philippe Lemasson), le libre service installé propose toute la semaine et 24h/24 une offre de paniers de fruits et légumes Bio dont la composition est consultable sur internet (http://lecababio.fr/). Ce nouveau mode de distribution unique en France dans ce format et cette application. Le distributeur est installé route d’Harcourt, à Fleury-sur-Orne (14).

© VM

Comment est né ce projet ?
C’est une association de compétence. Nous, producteurs, cherchions à distribuer le plus en direct possible. Le professionnel sait, lui, gérer l’internet ou la communication. L’idée était donc de se rassembler. Nous avons réussi à nous entendre. Nous avons avancé. J’avais vu la machine au SIAL (Salon International de
l’agroalimentaire). Nous avons ensuite demandé un prototype. Derrière ce distributeur automatique, n’oublions pas le réseau de producteurs.

Concrètement, quel est le montage financier ?
Nous sommes associés à 50-50. Nous avons également présenté le projet à la commune de Fleury-sur-Orne. Les élus se sont montrés réceptifs au projet. Nous avons signé une convention. Notre emplacement est mis gratuitement à disposition par la mairie. Nous voulions simplement un endroit avec du passage.  La route d’Harcourt répondait à notre attente.

Quel investissement représente votre distributeur automatique ?
C’est 60 000 euros. Nous avons été subventionné par le Conseil régional. Mais, il faut faire du chiffre pour l’amortir. Quand, on vend 200 cabas par semaine, c’est bien. La marge est raisonnable, nous misons aussi sur la quantité.

Au quotidien, comment avez-vous géré le surplus de travail que représente ce distributeur automatique ?
Il fonctionne depuis un mois. C’est assez lourd en terme d’organisation au démarrage. De plus, la machine reste un prototype, des petits soucis techniques ont été réglés. Il faut aussi trouver une organisation auprès du réseau de producteurs pour l’approvisionnement local. Il faut pouvoir trouver les quantités disponibles qui correspondent à la recette proposée chaque semaine.
Pour l’instant, nous n’avons pas de problème de rotation. Le distributeur est généralement vide le soir. Nous le réalimentons tous les matins, voire même plusieurs fois par jour.

Cela signifie que votre concept fonctionne ? Comment l’expliquez-vous ?
Oui. Il y a un vrai succès auquel nous ne nous attendions pas. Rapidité et fraicheur sont nos points forts. Les gens semblent rechercher du bio, du local et du frais. Une salade est cueillie le jour même ou la veille. Nous faisons des cabas tous les jours. Dans le cas des AMAP, je crois que le consommateur n’avait pas de problème avec des paniers déjà préparés. Le souci est davantage d’avoir un seul producteur et donc une relative monotonie.

Avez-vous d’autres projets d’installations de distributeurs automatiques ?
Pourquoi pas. D’autres producteurs pourront rentrer dans la société. Ce débouché peut permettre des installations, car le distributeur nécessite des produits.

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