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Dans l'Orne
Le broyage des pailles soumis à autorisation

On pourra moissonner de nuit mais le broyage des pailles sera soumis à autorisation. Face au risque de pénurie de fourrages, Bertrand Maréchaux, Préfet de l’Orne, a pris les devants.

Bertrand Maréchaux (préfet de l’Orne) et Jean-Marie Colléony (directeur de la DDTM). Du côté de l’Etat, on craint notamment une décapitalisation du cheptel et ses conséquences sur les cours de la viande.
Bertrand Maréchaux (préfet de l’Orne) et Jean-Marie Colléony (directeur de la DDTM). Du côté de l’Etat, on craint notamment une décapitalisation du cheptel et ses conséquences sur les cours de la viande.
© TG

Le 25 mai dernier, la FDSEA saisissait les services de l’Etat demandant quelques aménagements face à une situation météorologique qui se tendait de jour en jour. Il s’agissait notamment de prendre un arrêté sur le non broyage des pailles, de faire preuve de tolérance vis-à-vis de chantiers de battage de nuit lors de cette moisson 2011 et du versement anticipé des DPU. Au cours d’un point presse le 1er juin dernier, Bertrand Maréchaux a apporté les premiers éléments de réponse.

Un bon compromis sur la paille
Et on peut souligner que le Préfet de l’Orne s’est montré attentif aux revendications portées par la FDSEA. S’il n’a pas interdit le broyage des pailles, il l’a soumise à autorisation. Un bon compromis entre l’impérieuse nécessité de ne pas perdre une tonne de fourrage et la difficulté technique et économique à enrouler certaines parcelles d’orge ou de blé au rendement en paille quasi nul.  Concrètement, tout agriculteur souhaitant broyer devra faire une demande préalable auprès des services de l’Etat. Autre mesure phare : le travail de nuit avec en filigrane le battage nocturne qui respecte la tenue de la paille. Là encore, les services de l’Etat ont répondu favorablement “dans le respect du code du travail et des plages de repos”. Côté transport, des dérogations seront également accordées pour circuler la nuit.
Dérogations également évoquées vis-à-vis du cahier des charges de l’AB (Agriculture Biologique) qui va peiner à s’approvisionner en fourrages certifiés bio. 
Ce train de mesures vient compléter les annonces faites par le Ministre de l’Agriculture notamment l’autorisation de pâturer ou faucher les jachères et autres bandes enherbées. Une mesure cependant qui ne changera pas la donne puisque ces surfaces représentent moins de 1 % de la SAU ornaise.

Une enveloppe de 6 ME
Bertrand Maréchaux a également insisté sur le paiement rapide des aides au titre de la sécheresse 2010 (25 cantons concernés sur le département). 1,8 Me ont déjà été dégagés et sont payables depuis le 1er juin.
Une fois consommés, nous ferons appel à la suite des crédits”, a-t-il précisé. L’enveloppe globale pour le département s’élevant à 6 Me. Un dispositif qui vient compléter l’exonération de la TFNB (Taxe sur le Foncier Non Bâti) qui concerne tous le territoire.

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