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Le Calvados a enfin son camembert bio au lait cru moulé à la louche

Dans le cadre d'Innov'Action, coordonné par les chambres d'Agriculture, Janine et Denis Lelouvier ouvrent les portes de leur exploitation jeudi 27 septembre prochain : le matin à destination des élus des collectivités locales, l'après-midi à destination des agriculteurs.

lll Il n'est pas encore dans les rayons des épiceries fines mais cela ne saurait tarder. Le premier camembert bio AOP au lait cru moulé à la louche et « made in Calvados » est en cours d'affinage à Landelles-et-Coupigny (14) au Gaec Nuturellement Normande piloté par Janine et Denis Lelouvier.

Rendez-vous jeudi prochain
Cette curiosité, autant que nouveauté, mérite le détour. Le Gaec ouvre d'ailleurs doublement ses portes. Tout d'abord dans le cadre de l'opération grand public « Manger bio local, c'est l'idéal » (lire en page 15) puis dans celle d'Innov'Action, un rendez-vous plus technique le jeudi 27 septembre à partir de 14 h. « Cette action de communication ouverte au public agricole s'intitule l'autonomie de A à Z, explique Antoine Herman (responsable région Bocage à la chambre d'agriculture du Calvados). Elle permet au public présent de découvrir la démarche, les investissements, les facteurs de production et les produits fermiers élaborés sur place dans le cadre du projet mis en oeuvre. Sept ateliers seront proposés : transformation et commercialisation du lait en circuit court, conversion à l'agriculture biologique, valorisation des prairies en système tout herbe, mise en place d'un séchoir à foin, chaufferie alimentée en bois plaquette, projet bâtiment innovant et conduite technico-économique de l'exploitation».

L'autonomie de A à Z
D'une exploitation lait viande de 70 ha en système herbager autonome, avec un troupeau de 60 vaches normandes, Janine et Denis Lelouvier vont encore plus loin aujourd'hui. Ils ont fait le choix dans un premier temps de passer en système tout herbe, puis à l'agriculture AB.
La seconde étape de leur projet est de transformer le lait produit en beurre, crème, glace, camembert ... Pour ceci, ils ont revu l'ensemble du bâtiment vaches laitières en greffant un séchoir pour l'herbe et ont construit une unité de transformation du lait annexée à ce bâtiment. Une chaudière à copeaux vient fournir l'énergie pour le séchage de l'herbe, le chauffage des locaux et demain, celui de la maison d'habitation.
« Nous avons préféré transformer plutôt que nous agrandir», explique Denis qui, installé agriculteur en 1998, reconnait exercer aujourd'hui plusieurs métiers. « Nous nous considérons désormais plus comme des chefs d'entreprise. »  Un projet ambitieux (1,2 MEUR aidé par la Région et l'Europe) mais réfléchi qui trouvera son équilibre financier avec une valorisation des 1 000 l à hauteur de 1 000 EUR. Et Janine avec son petit accent « so british » de conclure : « regardez notre installation, nous avons privilégié de grandes fenêtres. C'est parce que nous n'avons rien à cacher ! » Alors go

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