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Le CESE chausse les bottes manchoises

La section environnement du CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental) était mercredi dernier en visite dans la Manche. A son menu : la réalité terrain de la mise en œuvre de la loi sur la transition énergétique.

Même si des progrès en terme de consommation électrique peuvent encore être réalisés, l’exploitation du président de la Chambre d’agriculture de la Manche donne un « LA » environnemental. La ferme du Quesnay-du-Haut à Saint-André-de-Bohon compense en bilan carbone un long trajet voiture de 800 000 km. Autre chiffre, elle nourrit l’équivalent de
2 500 personnes, 300 de plus que la moyenne régionale.
Pas de recette miracle dans ces ratios à faire envie bon nombre d’industries mais une alchimie mariant l’économique et l’écologique. Sur cette exploitation de 130 ha dont 80 ha de marais submersible et malgré le remembrement, le réseau haie a été repensé, l’herbe priorisée, l’autonomie alimentaire privilégiée... « Une exploitation qui participe à l’économie bas carbone. On nourrit, on stocke du carbone et on entretient la biodiversité », résument les experts de la Chambre d’agriculture. 

Un débat contradictoire pour arriver au consensus
Face à eux et autour d’Anne-Marie Ducroux (section environnement du CESE), Patrick Bernasconi (président du CESE) et Jean-Luc Léger (président du CESE Normandie), les représentants de la société civile dont quelques poids lourds comme Alain Bougrain Dubourg (président de la Ligue de Protection des Oiseaux), Isabelle Autissier (navigatrice) ou bien encore Jean-David Abel (représentant de France Nature Environnement). Les demandes d’explications sont précises, le débat est passionné mais ne sombre jamais dans l’excès ou la caricature. C’est une des marques de fabrique du CESE. « C’est notre état d’esprit. Développer une dynamique, voir où les points convergent et là où ils divergent pour arriver à un consensus, insiste la présidente de la section environnement. Et le consensus est loin d’être le plus petit dénominateur commun ».

Un facilitateur de dialogue
Ainsi, le CESE constitue-t-il un facilitateur de dialogue entre toutes les catégories socioprofessionnelles pour qu’elles aillent dans le sens de l’intérêt général. L’institution contribue en ce sens à l’évaluation, tant en amont qu’en aval, des politiques publiques. Mercredi dernier dans le plus gros département laitier de France, elle a réalisé un balayage complet visant à mesurer l’état d’avancement de la mise en œuvre de la loi de transition énergétique. Elle a pu s’apercevoir que l’agriculture était plus locomotive que wagon suiveur. « Beaucoup d’agriculteurs se tournent vers l’agroécologie. Je suis convaincu que nous sommes à un tournant », a apprécié Jean-Marc Sabathé, représentant de l’Etat.

Historique : comment représenter la société ?
La question est au cœur des révolutions démocratiques issues du
XVIIIe siècle. Si les élections au suffrage universel s’imposent progressivement comme le moyen d’affirmer la démocratie politique, de nombreux penseurs et acteurs politiques réfléchissent tout au long du
XIXe siècle sur une représentation complémentaire qui accorderait une place aux acteurs économiques et sociaux. Les projets sont souvent très divergents sur la composition et les attributions d’une telle assemblée.
Sous la IIe République en 1848, la brève expérience de la « Commission du Luxembourg » est importante mais la société française connaît encore une défiance vis-à-vis de tous les corps intermédiaires. La IIIe République voit une évolution de cette situation avec les lois de 1884 et 1901 sur le syndicalisme et les associations. Les revendications sociales se renforcent et après la Première Guerre mondiale, l’idée de créer un conseil économique est de plus en plus largement débattue.

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