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Elevage
Le cheptel bovin normand s’adapte aux conjonctures

La Normandie est la première région d’élevage bovin français avec 2,2 millions de têtes. Les élevages, en majorité laitiers, voient leurs effectifs de bovins s’éroder en 2011, ce qui n’empêche pas d’observer des signes de dynamisme sur certaines catégories d’animaux : cheptel mères et de moins d’un an.

Quel est le portrait de l’élevage bovin normand ? L’agglomération des données collectées par les services identification des 5 départements normands permet de dresser un portrait fidèle de l’élevage bovin de la région.Au 31 décembre 2011 la Normandie compte 23 300 élevages bovins détenant au total 2,205 M° de bovins (94,6 bovins en moyenne par élevage) (tableau 1).Le troupeau bovin est à dominante laitière : on compte 588 500 vaches laitières (57 % Prim’Holstein, 37 % Normandes) et 221 400 vaches allaitantes (42 % Charolais, 13 % Limousin, 13 % Blond d’aquitaine, 9 % Salers).Les élevages normands se caractérisent aussi par un volume d’engraissement important, on a vendu en 2011 174 900 jeunes bovins.


Une typologie des exploitations en 13 groupes

Pour affiner le portrait du cheptel bovin on regroupe les élevages en 13 types en les triant sur deux clés : le type de vaches qu’ils détiennent (laitières, allaitantes, double troupeau, aucune vache : engraissement) et le type de mâles engraissés (JB ou bœufs) (tableau 2).Les systèmes avec troupeaux laitiers (spécialisés ou double troupeau) représentent la dominante en Normandie avec 45 % des élevages et 2/3 des bovins. Un peu plus d’¼ des 23 300 exploitations d’élevage ont un troupeau allaitant et 38 % engraissent des mâles (taurillons ou bœufs).Les petites structures  qui représentent plus d’un tiers du nombre d’élevages ne comptent que 3 % des bovins.

Des évolutions de production contrastées en 2011

La restructuration des élevages bovins s’est poursuivie en 2011. Leur nombre baisse de 4,1 % entre le 31/12/10 et le 31/12/11, tandis que le nombre de bovins s’érode de 2,1 % sur la même période (- 47 000 têtes) (graphique 1). La décapitalisation observée concerne principalement les mâles et génisses de 2 ans et plus. Elle correspond à des réductions d’ effectifs moins productifs, sans doute liées à la sécheresse et à des trésoreries tendues en élevage allaitant début 2011. Parallèlement les vaches allaitantes (- 1,6 %) et surtout laitières (- 1 %) sont plutôt préservées dans cette décapitalisation. De même les effectifs d’animaux de moins d’un an sont stables. Ce relatif maintien des cheptels de mères et donc des naissances semble être la réponse à des conjonctures porteuses en lait et viande au second semestre 2011.

Un engraissement qui retrouve des couleurs

L’engraissement de jeunes bovins a fortement fluctué en 2011, le premier semestre en décrue a été compensé par une fin d’année avec des mises en place très importantes. La Normandie “importe” globalement des veaux et broutards pour les ateliers d’engraissement mais en 2011 le profil de ces ateliers a évolué. Les éleveurs ont “exporté” des veaux laitiers pour mettre en place des broutards en plus grand nombre (tableau 3). Au final le nombre de taurillons vendus est en hausse de +2 % en 2011.


Une érosion qui touche principalement les élevages avec bœufs

Les systèmes doubles troupeaux laitiers et allaitants diminuent plus vite que la moyenne des élevages mais on observe que quelque soit le type de vaches détenues ce sont surtout les élevages engraissant des bœufs qui diminuent. Plus que le nombre d’élevages concernés ce sont les ateliers d’engraissement de bœufs qui disparaissent au profit d ‘ateliers jeunes bovins.Le nombre d’engraisseurs spécialisés diminue mais cela concerne comme pour les systèmes laitiers ou allaitants surtout la production des bœufs. L’engraissement de jeunes bovins tend lui à se concentrer dans un plus petit nombre d’exploitations spécialisées (graphique 2).L’année 2011 apparaît significative de la corrélation de plus en plus forte entre l’évolution des effectifs bovins et les évolutions du contexte, notamment des conjonctures. Les éleveurs adaptent de plus en plus rapidement leur cheptel, leur type de production en fonction des marchés porteurs.

En savoir plus

Vous retrouverez très prochainement un observatoire trimestriel des évolutions de cheptel normand sur les sites des Chambres d’agriculture de Normandie : www.cra-normandie.fr

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