Salon international de l’agriculture 2026
Le Cob normand s'illustre au SIA
La semaine précédente au SIA (Salon international de l'agriculture), les Cobs normands engagés en compétition ont confirmé le dynamisme de la race lors des concours nationaux et inter-races. À l'issue des épreuves, Didier Lalonde dresse un bilan positif, entre résultats sportifs et évolution de la race.
Samedi 28 février, les finales et trophées ont clôturé plusieurs jours de compétition pour les représentants du syndicat Cob normand au SIA. Résultats à l'appui et rencontres professionnelles prometteuses, la race patrimoniale affiche un regain de forme, tant sur les rings que dans les élevages. Didier Lalonde, président du Syndicat et éleveur calvadosien engagé de longue date, fait le point sur les performances et les enjeux autour de la race.
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Des résultats encourageants
Dans le Trophée racial d'utilisation jeunes chevaux, Florian Leloup Marechalerie et son groom Antoine Serais ont porté haut les couleurs du Cob normand avec leur cheval, Ilo des quatre vents. Ils terminent deuxièmes au classement général multiraces après s'être imposés à la traction, pris la deuxième place en maniabilité attelée et la cinquième au travail.
La Finale nationale des pouliches de 3 à 6 ans confirme la qualité du berceau de la race en plaçant Naila de la Rue (Mathieu Paysant) sur la première marche du podium, devant Nausicaa des Loges (Mathieu Dubost). Nina de Nesque (née chez Didier Lalonde), qui viennent compléter le podium.
"Ces classements montrent que nos critères de sélection fonctionnent, souligne Didier Lalonde. Nous avons des chevaux fonctionnels, avec un bon mental et de la souplesse. C'est très recherché et c'est ce qui nous démarque des autres races de trait."
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Une race plébiscitée
Et si les prix sont la preuve que la race suscite de l'intérêt, les rencontres faites sur le salon également. Un centre équestre du sud-ouest est venu approcher le syndicat pour acquérir des chevaux d'école. Le capitaine Leborgne, de la brigade de police montée, est également venu réaffirmer l'intérêt des forces de l'ordre pour ces chevaux "très maniables, faciles à monter, froids dans la tête et robustes".
"Les brigades montées, présentes partout en France et jusqu'en Belgique, constituent un débouché bien réel", note Didier Lalonde conscient que l'enjeu principal de la sélection est de "grandir les équidés sans les épaissir". La taille minimale recherchée est de 1,65 m. Pour autant, le cheval ne doit pas perdre ses qualités d'aplombs ni sa souplesse qui font la réputation du Cob normand.
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Des effectifs en hausse
Le redressement est net. En dix ans, les naissances sont passées de 160 à 264 poulains par an. "Aujourd'hui, la race se porte beaucoup mieux", affirme Didier Lalonde.
Il salue le soutien régional aux races patrimoniales normandes, porté notamment par Hervé Morin, président de la Région Normandie, et Jean Morin, président du département de la Manche. "Ces aides sont précieuses pour maintenir les effectifs et encourager les éleveurs", insiste le président du Syndicat.
Il ne reste qu'à consolider cette dynamique en maintenant la qualité génétique tout en répondant aux attentes des utilisateurs et en poursuivant la promotion de la race. À Paris, les Cobs normands ont prouvé qu'ils avaient des atouts solides pour relever ces défis.