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Optitraite®
Le contrôle annuel pour assurer le bon fonctionnement et l’entretien de votre machine

Au-delà du caractère réglementaire qu’il revêt, le contrôle de la machine à traire demeure une opération indispensable à l’obtention d’un lait de qualité. Permettant d’appréhender tout dysfonctionnement de l’installation (un des facteurs majeurs incriminés dans les épisodes de mammites), il est plus efficace lorsqu’il est entrepris annuellement.

Pour éviter que la machine ne se dérègle dans des proportions trop importantes entre deux contrôles, il est donc indispensable de faire vérifier son installation tous les ans.
Outre l’intérêt préventif que revêt cette démarche, le contrôle annuel témoigne de l’application de l’éleveur et de son investissement pour parvenir à l’obtention d’un produit de qualité, qui n’en sera que mieux valorisé.
Pour éviter que la machine ne se dérègle dans des proportions trop importantes entre deux contrôles, il est donc indispensable de faire vérifier son installation tous les ans.
Outre l’intérêt préventif que revêt cette démarche, le contrôle annuel témoigne de l’application de l’éleveur et de son investissement pour parvenir à l’obtention d’un produit de qualité, qui n’en sera que mieux valorisé.
© A. Conté

Quand vient l’heure de contrôler leur machine à traire, certains éleveurs appréhendent les investissements qui devront être réalisés à l’issue du contrôle : le bilan du contrôle Optitraite®  dresse un état des lieux du fonctionnement de la machine et mentionne les modifications opérées ou à apporter à l’installation pour que celle-ci fonctionne correctement.
Le bien-fondé de ces indications (et plus généralement l’intérêt du contrôle) échappe parfois aux éleveurs, certains considérant, à tort, qu’il s’agit d’avantage d’une opportunité commerciale pour le contrôleur de la machine qu’une opération s’inscrivant, en toute modestie, dans l’amélioration de la qualité de leur lait.
Même si les frais liés à cette maintenance incontournable paraissent parfois élevés, l’inves-tissement annuel demeure pourtant dérisoire au regard des impacts sanitaires et économiques que peut engendrer un dysfonctionnement de l’installation.

Le maintien du bon fonctionnement de la machine à traire, un impératif
Pour préserver le capital     sanitaire de son troupeau     et la qualité de son lait
Le simple mécanisme de traite peut être source de traumatismes quand le fonctionnement de la machine à traire dérive :
- une réserve réelle devenue insuffisante, un défaut de débit de la pompe à vide, un mauvais fonctionnement du régulateur, des pertes de régulation, des fuites aux canalisations, par exemple, contribuent à rendre le vide instable dans l’installation. Le niveau de dépression, perturbé dans le manchon trayeur, peut alors être à l’origine de retours de lait dans les trayons (phénomène d’impact) et contribuer  à y faire pénétrer des germes et relayer les infections existantes ;
- le pulsateur, actionné plus de 8 millions de fois sur une année, est l’un des éléments les plus sollicités de la machine. Défectueux ou mal entretenu, il peut agresser les trayons, si le temps et les conditions de massage sont insuffisants ou si la phase de traite est trop longue ou d’un niveau de vide trop fort.
L’observation d’altérations sur les trayons comme des congestions, œdèmes, anneaux de compression, hyperkératose, microhémorragies et éversions du canal du trayon témoignent (outre un éventuel problème d’adaptation du manchon aux trayons) d’une anomalie du niveau de vide.
Les blessures engendrées à la surface du trayon peuvent devenir de réelles niches à germes : les bactéries, susceptibles d’en être délogées au cours de la traite, pourront alors être véhiculées d’un pis à un autre ; ceci profite alors à la propagation de l’infection et à l’émergence de nouveaux cas de mammites. En réponse à cette infection et aux traumatismes liés à la traite (inflammation), l’organisme du bovin produit et libère en nombre des globules blancs dans le lait, d’où la dégradation des numérations cellulaires du lait de tank (et les sanctions sur la paie du lait) que l’on observe lors d’un dysfonctionnement de la machine à traire.

Pour répondre aux exigences réglementaires

En souscrivant à la Charte des Bonnes Pratiques d’Elevage, l’éleveur s’est engagé à soumettre annuellement sa machine à traire au contrôle Optitraite®. La conditionnalité des aides PAC quant à elle impose que ce contrôle soit réalisé au plus tard tous les 18 mois.

L’annualité du contrôle est une fréquence légitime
Privilégier la prévention à l’intervention d’urgence
Il ne s’agit pas d’attendre une dégradation de la qualité du lait ou des déboires sanitaires pour franchir le pas : le contrôle de la machine à traire doit être entrepris comme un moyen de prévention afin de déceler précocement, les dysfonctionnements de l’installation.
Lorsque le fonctionnement de la machine à traire est incriminé dans un épisode de mammites, le contrôle, dans ce contexte d’urgence, se révèle tardif : entrepris suite à l’apparition de troubles, il intervient quand le mal est fait puisque l’infection est alors déjà bien présente, sinon propagée. Si le contrôle peut remédier à ce problème, il ne rattrapera pas les litres de lait déclassés ou jetés avant l’intervention.
Par ailleurs, suite au contrôle, on ne peut non plus gager un retour rapide à une situation “normale” : les impacts liés aux traumatismes mettront du temps avant de se résorber, notamment lorsque les mammites sont d’origine infectieuse ou tout simplement parce que le retour à l’intégrité des trayons est un processus physiologique long.

Réduire le délai entre deux contrôles à un an pour faciliter l’adaptation aux nouveaux réglages
A l’issue du contrôle, des modifications sont opérées (ou proposées) pour que la machine à traire fonctionne correctement. Ces changements peuvent être radicaux si la dérive des réglages était importante.
Les réglages alors réalisés pourront être à l’origine de problèmes sanitaires, non pas qu’ils aient été réalisés de manière discutable, mais simplement parce qu’en remettant l’installation dans des conditions de bon fonctionnement, le décalage peut être trop important avec les niveaux auxquels se sont habituées les vaches.
Dans certaines installations, par exemple, une baisse importante du niveau de vide entre deux contrôles peut être constatée lorsque l’intervalle de temps séparant ces deux interventions est long, et ce, sans que l’on constate pour autant de troubles sanitaires dans le troupeau. Une diminution progressive du vide peut être à l’origine de ce phénomène ; elle est presque imperceptible, car elle bénéficie d’une évolution lente, sur plusieurs mois voire années, et les vaches s’y habituent.
A la réalisation du contrôle, augmenter le vide deviendra pourtant une opération indispensable. En effet, si ce phénomène se poursuit, à terme, le vide pourra atteindre un niveau tel que le processus de traite sera compromis (temps de traite plus longs, glissement des manchons, phénomène d’impact,…). L’aug-mentation volontaire du niveau de vide, même si elle est réalisée progressivement, peut cependant affecter la santé des trayons et les numérations cellulaires. Les animaux ne sont en effet plus habitués à être soumis au “stress”d’une traite réalisée sous un vide “conventionnel”.

Pour éviter que la machine ne se dérègle dans des proportions trop importantes entre deux contrôles, il est donc indispensable de faire vérifier son installation tous les ans.
Outre l’intérêt préventif que revêt cette démarche, le contrôle annuel témoigne de l’application de l’éleveur et de son investissement pour parvenir à l’obtention d’un produit de qualité, qui n’en sera que mieux valorisé.
D. LECLER - J.-F. GAULE
Chambre d’Agriculture de la Manche
A. LEBEHOT
Chambre d’Agriculture du Calvados

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