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Réseau d’élevage bas-normand
Le coût alimentaire : 2/3 des charges opérationnelles

La maîtrise du coût alimentaire, dans les systèmes suivis par le réseau lait bas-normand, sur 2006/2007, reste d'actualité. C'est une bonne gestion des postes aliments du bétail et surface fourragère qui permet d'observer dans le réseau un coût alimentaire de 70 € à 90 € selon les systèmes d'exploitation.

Le coût alimentaire est la somme des deux composantes que sont la surface fourragère (SFP) et l'aliment du bétail (concentrés achetés et produits, poudre de lait, fourrages achetés).
Le coût alimentaire de l'atelier lait représente en moyenne les 2/3 des charges opérationnelles. La maîtrise du coût alimentaire nécessite qu'on s'y intéresse.
Pour une approche optimale, le calcul de ce coût doit être rigoureux. La pertinence du résultat dépend de l’estimation des surfaces et concentrés réellement consommés par l’atelier laitier, surtout lorsqu’il y a présence d’autres activités animales utilisant la surface fourragère (bœufs, vaches allaitantes, jeunes bovins, etc.).
Une fois isolé l'atelier lait, le calcul du coût alimentaire va permettre de comparer les résultats de l'exploitation à des objectifs. Ces objectifs, établis par l'équipe du réseau d'élevage de Basse-Normandie, varient selon la proportion de maïs composant le système fourrager (graphique 1).

Un coût alimentaire qui augmente
Par rapport à la campagne précédente, le coût alimentaire augmente, en moyenne, de 6 %, sous l'effet d'une hausse de 8 % du poste concentrés. Pour la quarantaine d'exploitations (clôtures allant jusqu'au 30/04/2007) suivies dans le cadre du réseau lait bas-normand, le coût alimentaire de l'atelier laitier des systèmes analysés (graphique 2) est compris entre 70 € et 93 € pour 1 000 litres produits.
En systèmes herbagers, on observe une conduite plus économe et un coût de 70 €/1 000 l dont les 2/3 sont liés au poste concentrés.
Pour les systèmes avec maïs ensilage, le coût alimentaire progresse parallèlement avec la proportion de maïs ensilage dans la SFP. Dans ces systèmes, c'est bien la composante “surface fourragère” qui augmente et non le coût des concentrés proprement dit. Ainsi avec moins de 20 % de maïs ensilage dans la SFP, le coût de la surface fourragère représente 53 % du coût alimentaire. A l'opposé, avec plus de 35 %, la surface fourragère s'élève à 60 % du coût alimentaire (bien visible sur le graphique 2).
Pour la campagne en cours (clôture printemps 2008), avec l'explosion du cours des céréales et des concentrés, une projection du coût alimentaire de ces exploitations, laisse apparaître une augmentation d'environ 20 €, soit près de 25% de hausse sur ce poste. Cette hausse est d'autant plus importante pour les herbagers, pour lesquels le poste “concentrés” est la composante majeure du coût alimentaire.
Viviane SIMONIN
Chambre d'Agriculture
de la Manche

Pour écrire à l'auteur

vsimonin@manche.chambagri.fr

Pour en savoir plus

www.manche.chambagri.fr

A lire
Pour mieux appréhender ce coût alimentaire à l'échelle de votre exploitation, le document “Coût alimentaire de l'atelier lait : objectif sous la barre des 90 € /1 000 litres !” vous propose des repères variables selon votre système fourrager.
Guide disponible sur le site de la Chambre d'agriculture (rubrique élevage / réseaux lait et viande).Calcul
Le coût alimentaire est calculé pour l’atelier lait : vaches et génisses de renou-vellement. Il est exprimé en € pour 1 000 litres produits : lait vendu laiterie, lait cédé aux veaux et lait autoconsommé.
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