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Le Crédit Agricole investit dans le Cotentin

En investissant 4 millions d'euros dans le Cotentin, le Crédit Agricole de Normandie parie sur la proximité avec des agences entièrement réinventées mais aussi sur un centre d'expertises dédié spécifiquement au conseil

© SB

Après la rénovation de l'agence Cherbourg Les Halles en 2014 et l'ouverture d'un centre d'expertise à Tollevast en février dernier, le Crédit Agricole de Normandie poursuit ses investissements dans le Cotentin avec l'inauguration d'une agence nouvelle, rue du Val de Saire. Le président régional, Daniel Epron comme Nicole Gourmelon, directeur général du Crédit Agricole de Normandie, avec les équipes cherbourgeoises, veulent parier sur « la relation de proximité. On se doit de l'adapter et de la faire évoluer » assurent-ils. C'est un véritable pari. « Alors que d'autres établissements bancaires ferment des agences et que le numérique se développe, nous rénovons des agences, créons des centres d'expertises. C'est à contre-courant de ce qui se passe autour de nous ,» admet Nicole Gourmelon. Mais « la valeur des collaborateurs et leur expertise » devraient faire la différence. A la fois, le groupe bancaire veut « offrir le meilleur du digital pour consulter rapidement ses comptes par exemple » mais aussi « apporter un supplément d'informations pour mieux guider les clients dans leurs choix, leur proposer des solutions personnalisées ». Et au final, c'est l'intérêt des clients qui permettra de relever le défi.

Suivre les flux migratoires
Si le Crédit Agricole investit dans le Cotentin, ce n'est pas le seul secteur à bénéficier de l'attention des dirigeants bancaires. En effet, la région caennaise connaît également des programmes d'investissements tout comme la côte de Nacre, la côte fleurie, la côte manchoise avec la rénovation de l'agence de Granville. « Il y a des flux migratoires. Il faut les suivre » indique le président du groupe bancaire. « Nous avons l'obligation de renforcer notre présence ,» insiste-t-il. Et ces rénovations ont un double effet. « A la fois, nous créons des emplois du fait de notre développement. Et les chantiers sont confiés à des entreprises locales » explique Nicole Gourmelon. Si la présence dans les grands centres est renforcée, ce n'est pas au détriment des zones rurales. « Sur les trois départements, nous comptons 180 agences » confie-t-elle.

La banque de demain
Daniel Epron regarde donc de près comment les territoires évoluent. « Nous avons une nécessité de s'adapter, reconnaît-il, et de réorganiser notre présence ». Alors, le centre d'expertise de Tollevast, ouvert en début d'année 2016, constitue une nouvelle forme de présence parce que sur ce site se trouvent uniquement des conseillers. Il n'y a pas d'accueil pour des opérations bancaires comme des retraits. « Nous sommes en mesure d'apporter du conseil auprès des particuliers, des artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs... » Pour Daniel Epron, c'est sans doute « la banque de demain ».

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