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Betteraves
Le déterrage en question

Bilan de la campagne betteravière 2006, prix ou choix du matériel de déterrage. Tels sont les principaux sujets abordés lors des réunions de secteur du syndicat betteravier Orne-Mayenne-Sarthe.

Eric Dechaufour. “Lors du calcul de vos emblavements, 
attention : il vaut mieux être déficitaire qu’excédentaire. Le coût de report est important”.
Eric Dechaufour. “Lors du calcul de vos emblavements,
attention : il vaut mieux être déficitaire qu’excédentaire. Le coût de report est important”.
© V.M.
Autour de leur président Eric Dechaufour, des planteurs se sont donnés rendez-vous à Frénouville, lundi dernier. L'occasion d'évoquer l'actualité régionale betteravière. Benoît Carton, directeur du syndicat, a ainsi présenté le bilan de la campagne 2006. " Nous avons 75 tonnes de poids racine à l'hectare avec une richesse modeste de 17,6 °. Cette campagne permet quand même une production de sucre record avec plus de 13 tonnes à l'hectare. Au final, cela donne un poids à 16° de plus de 85 t/ha". Un chiffre supérieur à la moyenne nationale située aux alentours de 78 tonnes. "Nous avons aujourd'hui des rendements élevés. Cependant, nous continuons globalement de progresser. C'est intéressant", insiste Eric Dechaufour. Des surfaces en légère hausse Pour l'usine de Cagny, 10 770 hectares ont été récoltés. Cette surface a augmenté par rapport à l'année précédente grâce aux volumes de betteraves éthanol contractualisés. Ils représentent 2 500 hectares de betteraves. "La production historique de betteraves hors quota a donc été compensée". La durée de campagne de l'usine s'est étalée du 2 octobre au 30 décembre.Le choix du déterrage Les planteurs ont également abordé la problématique de la tare terre. Actuellement, 35 % des betteraves de Cagny sont déterrées. Une proportion appelée à s’étendre. "Aujourd'hui, deux avaleurs de silo accomplissent ce travail. C'est une machine qui charge et qui nettoie les betteraves", détaille Benoît Carton. Objectif de la filière : réduire la tare terre. "Cela passe inévitablement par l'augmentation du déterrage au niveau de la zone d'approvisionnement quitte à déterrer jusqu'à 100 %". La question du choix du matériel est donc posée. Eric Dechaufour s'est montré favorable à l'acquisition d'avaleurs. "Mais une solution mixte peut être envisagée. Car, il faudra acheter trois machines pour répondre aux besoins", souligne le président du syndicat betteravier. Autre possibilité : le déterreur à trémies. "Un équipement qui nécessite une grue, donc une hypothèse moins économique. Les avaleurs représentent aussi certaines contraintes : des silos plus longs, une largeur de 7,50 mètres maximum. Le planteur devra faire face à ces critères pour choisir l'avaleur de silo. Reste à voir le montage économique pour rentabiliser ce matériel". Pour la dernière campagne, le taux de tare terre atteint 14,5 %. Un résultat supérieur à la moyenne française qui s'explique par un pourcentage de déterrage plus faible. Et selon Benoît Carton : “la pluviométrie du Calvados ne nous a pas aidés, notamment en fin de campagne. Nous avons débuté à 10 pour terminer à 18 soit une moyenne de 14". Des prix en baisse Dernier sujet évoqué : la rémunération. Le prix de la betterave du quota a baissé passant de 42,60 euros à 32,90 euros. "C'est une baisse de revenu significative de 17 à 20 % pour les exploitations. C'est la conséquence de la réforme du règlement sucre". Pour les betteraves hors quota, les planteurs réclament une rémunération en relation avec le prix de marché du produit. "Si l'éthanol vaut 60 euros l'hectolitre, le prix de la tonne de betterave doit avoisiner les 25 à 30 euros. Le planteur est prêt à prendre des risques", rappelle Benoît Carton. V. MotinL’économie betteravière - 32 000 planteurs de betteraves. - 374 000 hectares ensemencés. - 12 hectares en moyenne de betterave par exploitation. - Les ventes de betteraves représentent un chiffre d’affaires de 900 millions d’euros. - 2,2 millions de tonnes de sucre blanc sont consommés en France.
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