Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Le GAEC St Marcouf vous le dit avec des fleurs

Comme 14 horticulteurs et pépiniéristes de l'association Horti Pépi, le GAEC Saint Marcouf (Pierreville-50) vous ouvre les portes de ses serres samedi et dimanche prochains.

A observer Léony et Maïlys jouer "à la marchande" pendant leurs vacances de Pâques dans les 2 000 m2 de serre, il y a fort à parier qu'on est en train, chez les Durel, de fabriquer la 3ème génération d'agriculteurs - fleuristes. Dans la famille, André et Marie-Christine (les parents), dès leur installation en 1987, ont cultivé des légumes en complément de l'atelier lait.

La fleur de la diversification
Mais à l'arrivée de Jérémy et de sa femme, Emilie, il a fallu se diversifier. Et comme Emilie était titulaire d'un CAP-BEP d'horticulture, c'est presque naturellement dans la fleur que le GAEC Saint Marcouf va s'épanouir. L'aventure a démarré avec 1 340 m2 de serres d'occasion et 10 000 plants couvrant une dizaine de variétés en l'an 1. "De l'artisanal", reconnaissent aujourd'hui les associés mais qui va très vite monter en puissance. Aujourd'hui, ce sont plus de 2 000 m2 de serre, une cinquantaine de variétés différentes de fleurs annuelles et quelque 40 000 godets par an. "C'est devenu incontournable pour le GAEC, surtout dans la conjoncture actuelle. On ne regrette pas notre choix de départ", insistent aujourd'hui parents et enfants. Peut-on d'ailleurs encore qualifier cette activité de diversification au vu de son poids économique : 40 % du chiffre d'affaires ? Côté boulot, ce n'est pas une mince affaire non plus. "C'est même plus gourmand que le lait et les céréales, admet Jérémy. Si on veut vendre, il faut être là, 7 jours sur 7".

Cultiver l'indépendance aussi
Mais personne ne se plaint car la satisfaction est là. "La satisfaction du client qui vient et revient", explique Emilie. "L'accueil est agréable, le conseil précis, le choix varié... C'est du costaud à un prix très abordable", confirme une habituée venue faire rempoter ses jardinières. La clientèle est locale mais aussi parisienne, voire étrangère, dans cette zone touristique. En cultivant la fleur, le GAEC St Marcouf cultive aussi son indépendance. "On ne travaille pas avec la grande distribution". Point barre malgré quelques sollicitations. La vente directe rassure et assure mais au gré cependant du pouvoir d'achat du consommateur. On le sent dans les comptes. On le sent aussi quand, pour cause de travaux, la route passant devant les serres est coupée. Alors il faut se faire connaître. C'est avec cet objectif que le GAEC participe à l'opération Végétal' en fête. Il a de même fleuri, gratuitement, le congrès de la SNFM organisé par la FDSEA de la Manche il y a quelques semaines à Cherbourg. Il n'hésite pas non plus à prêter quelques plants aux bons clients pour agrémenter, par exemple, un concours hippique. Les collectivités locales sollicitent par ailleurs leur savoir-faire pour embellir leurs communes. A la marge et pour la petite histoire, le GAEC fournit quelques boulangers car ici, dans ce coin de Cotentin au moment de la Toussaint, on peut acheter ses chrysanthèmes au même endroit que sa baguette !

Ventes en direct
Ouvert du lundi au samedi de 10 h
à 12 h et de 14 h à 19 h
(fermé le mercredi matin).
Le dimanche de 14 h 30 à 18 h 30.
Présents sur les marchés 
de Flamanville et des Pieux.
Tél/fax. 02 33 04 33 99.
Portable. 06 98 97 04 60.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Ludovic Blin Président de la section laitière régionale de la FRSEA Normandie “ Et maintenant ? ”
A l’heure où le déconfinement s’organise progressivement sur le territoire français, le secteur laitier dresse un premier bilan…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité