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Le giratoire a trouvé une issue !

A Cambes-en-Plaine, le dossier circulation des engins agricoles a longtemps tourné en rond. Les agriculteurs riverains sont finalement sortis de l’impasse. Deux manifestations initiées par les Jeunes Agriculteurs et la FDSEA auront été nécessaires. Le cas fera date. Il a permis la création d’un COPA circulation. Retour sur cette issue positive…

Le nouvel aménagement routier est sorti de terre au printemps. Il répond enfin aux attentes du monde agricole. Tracteurs, bennes et autres linières pourront finalement circuler à Cambes-en-Plaine. “Notre cas montre que la profession doit être unie pour trouver une solution. Ce problème de circulation a abouti à la création du COPA* circulation. Cette action devrait servir à d’autres”, estime Sylvain Decaen, endivier à Cambes-en-Plaine.
L’entrée de ce bourg semble bien paisible, avec son aménagement routier flambant neuf. Les travaux limitent la vitesse des automobilistes à proximité des écoles. Il permet aussi aux engins agricoles, mais aussi aux bus de ville, de circuler. Après deux mobilisations de la FDSEA et des JA, le rond-point a ainsi trouvé une issue.

Prise de connaissance du dossier : « par hasard »
La famille Decaen avait pris connaissance du projet de giratoire de la mairie “par hasard”. “Mon grand-père fut le maire de Cambes-en-Plaine. Il s’était engagé à faire don d’un bout de terrain à la commune. Le notaire nous a donc contactés. Mon père n’est pas opposé à ce don. Mais avant de signer, il voulait connaître le projet”, explique Sylvain Decaen. “Sans ce don de terrain, je ne me serais pas aperçu que le giratoire bloquerait les tracteurs. Nous avons d’abord tenté de négocier avec la mairie. Sans résultat !”, raconte Ivan Decaen.

Notre solution : contacter la FDSEA
Rapidement, les agriculteurs constatent la  complexité des procédures. Le giratoire est construit dans le bourg de Cambes-en-Plaine. Cependant sur ce dossier, le Conseil général donne également de la voix, puisque l’ouvrage doit être construit sur une route départementale. “Un agriculteur isolé ne peut pas s’en sortir. Dans ce genre de dossier, tout le monde se revoit la balle”, explique Sylvain Decaen. Alors aujourd’hui quand des agriculteurs l’appellent pour savoir comment réagir dans des cas similaires, la réponse fuse : “nous avons appelé la FDSEA. À partir de là, c’est la profession agricole qui parlait. Et unie, la profession a pu avancer. Le syndicat a mis autour de la table la mairie, le Conseil général, la préfecture et la Chambre d’agriculture. Cette dernière ne dispose, hélas, que d’un rôle consultatif”.

Le soutien de Twisto
Avec Twisto, les agriculteurs ont également trouvé un soutien “urbain” : les bus de ville auraient circulé difficilement avec ce nouveau carrefour.

Des plans qui n’avaient pas évolué
Toutes étiquettes confondues, une première démonstration avait été organisée sur le terrain. Les agriculteurs semblaient avoir été entendus. “Alors que les travaux allaient débuter, nous nous sommes aperçus que les plans n’avaient pas été modifiés. On ne pouvait pas se baser sur des paroles. On voit rarement des ouvriers débuter un chantier sans les bons plans. Il a fallu se battre jusqu’au bout. Cependant, le résultat en valait la peine”, signale Ivan Decaen. Une deuxième mobilisation a suffi. L’aménagement sorti de terre au printemps en témoigne. “En tant qu’agriculteurs, nous sommes satisfaits. En tant que contribuables, nous pouvons nous poser des questions. Les premières études et les premiers plans n’ont servi à rien !”

* Comité des organisations professionnelles agricoles

Première mobilisation en décembre 2012 : le non-sens du projet


En décembre 2012, des syndicalistes s’étaient armés d’un décamètre. Ils avaient tracé au sol le giratoire envisagé par la commune. Objectif : prouver concrètement aux  élus le non-sens du projet. A l’époque Sébastien Debieu indiquait : “Les problèmes sont remontés par un adhérent local. C’est la vie d’un syndicat. Elle commence par les problèmes concrets du quotidien sur le terrain. Les agriculteurs dans les cantons activent notre réseau. S’il faut des actions, nous les ferons. Les élus sont prévenus !” Le secrétaire général de la FDSEA avait tenu parole. Un an plus tard, les agriculteurs se remobilisaient. Entre-temps, le COPA circulation avait été créé. Il portait la voix d’une profession unie sur le dossier circulation.

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