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Le grand come-back de l’agriculture à la Foire Internationale de Caen

L’agriculture revient par la grande porte à la FIC (Foire Internationale de Caen). Regards croisés sur l’évènement et ce secteur d’activité avec Joël Bruneau (maire de Caen) et Grégory Berkovicz (président directeur général de Caen Event).

© Ville de Caen - François Decaëns

>> Quel est votre lien à l'agriculture ?
Joël Bruneau. J'ai un rapport forcément particulier à l'agriculture dans la mesure où je suis issu de ce milieu. Tous mes ancêtres sont paysans dans le Berry. Des recherches généalogiques remontant jusque dans les années 1650 ont montré que mon plus lointain aïeul résidait à seulement 8 km de la ferme familiale ! Aujourd'hui je suis, en ligne directe, la première personne de ma famille à ne pas être devenue agriculteur. Mon frère, lui, a repris la ferme de mes parents.
Grégory Berkovicz. Chaque Français - et plus encore chaque Normand - a un lien particulier à l’agriculture, un lien affectif, car notre pays s’est construit autour de notre agriculture. Encore aujourd’hui, la France, pays phare de la gastronomie mondiale, ne serait rien sans ses terroirs. Pour ma part, j’ai passé une partie de mon enfance dans une petite ferme du Pays d’Auge, et puis, comme beaucoup de jeunes augerons, je me suis passionné pour le monde du cheval, au point d’avoir pensé en faire mon métier. La filière équine est un des fleurons de la Normandie et la Foire de Caen, avec sa carrière équestre, est un moyen d’attirer de nouveaux jeunes normands vers les disciplines équestres.

>> La FIC offre cette année une vitrine de premier ordre à l'agriculture et à l'agroalimentaire. Pourquoi ce choix ?
Joël Bruneau. Les produits issus des filières agricoles et agroalimentaires sont un formidable atout pour notre territoire. Ils sont non seulement très liés à l'identité de notre région mais sont également une chance incroyable pour notre économie. Il semblait donc évident de faire la part belle à cette spécificité locale. L'idée était également de saisir cette vitrine exceptionnelle qu'offre la Foire Internationale de Caen pour faire découvrir l'agriculture, ses métiers et ses valeurs aux nouvelles générations, plus citadines.
Grégory Berkovicz. Une des missions de Caen Event est de promouvoir l’excellence de notre territoire. Quel meilleur moment que la Foire pour donner l’opportunité aux agriculteurs, aux producteurs de mettre en avant leurs métiers et produits de qualité reconnus dans le monde entier ? Les produits agroalimentaires de notre territoire méritent de retrouver une place prépondérante au sein de la Foire. Par là, je tire un lien avec l’historique de la Foire qui était à l’origine un rendez-vous annuel de vente de produits agricoles.

>> Quelle image avez-vous de la ferme normande ?
Joël Bruneau. En Normandie, nous avons la chance de pouvoir compter sur une agriculture à la fois dynamique et diversifiée, source de produits de grande qualité. L'expertise considérable des agriculteurs de la région leur permet d'exploiter dans les meilleures conditions le sol et le climat favorables dont nous bénéficions. Car il est important de le souligner, nous jouissons de terres exceptionnelles !
Grégory Berkovicz. A l’évocation de la ferme normande je pense bien évidemment aux vergers de pommiers, aux vaches dans les prés… mais la ferme normande a su évoluer avec les nouvelles technologies et ce sont désormais des fermes connectées que nous pouvons découvrir dans notre belle région. C’est cette agriculture connectée que nous souhaitons aussi faire découvrir aux visiteurs de la Foire.

>> Que diriez-vous à un agriculteur, pour la (le) convaincre de venir à la FIC ?
Joël Bruneau. Je leur dirais que c'est l'occasion pour eux d'aller au-devant d'un public se faisant une idée préconçue de ce qu'est l'agriculture aujourd'hui et peut être-même de lever certains blocages. La FIC leur permettra ainsi de rencontrer, d'échanger et de transmettre leur passion auprès d'une assistance nouvelle. Elle sera aussi, bien sûr, l'occasion de promouvoir leur savoir-faire et leurs produits à un public nombreux et avide de découvertes.
Grégory Berkovicz. Nous connaissons tous les difficultés liées au recrutement dans le monde agricole. D’un point de vue professionnel, j’inviterai donc les agriculteurs à participer aux 2 jours de job dating organisés les 28 et 29 septembre en partenariat avec le Groupe Réussir. C’est une formidable opportunité pour eux de rencontrer leur futur ouvrier agricole.
D’un point de vue personnel, un agriculteur est un visiteur au même titre que les autres qui peut avoir besoin d’aménager son habitation, d’acheter une nouvelle voiture,… je l’inviterai donc à venir profiter de l’offre variée que propose les 450 exposants de la Foire.

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