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Le Haras national du Pin se rêve Versailles du cheval

Le projet de développement du Haras du Pin avance. Pour le faire savoir, la Région et le Département de l’Orne organisaient vendredi 12 juillet une présentation. Tournée vers l’économie, l’accueil d’entreprises et le soutien à la filière équine, l’étude sera finalisée fin 2019.

Le château sera réaménagé pour proposer des salles de réception et des chambres haut de gamme.
Le château sera réaménagé pour proposer des salles de réception et des chambres haut de gamme.
© DR

Pour les collectivités, l’objectif est d’améliorer l’accueil sur le site du Haras «  afin de renforcer la présence et la visibilité des chevaux », relate le communiqué de presse.

Nouveautés

Accueillant déjà une quinzaine de chevaux, le Centre de valorisation du cheval de trait accueillerait 30 équidés en permanence, afin de répondre à une demande croissante des clients. Le centre inaugurerait en outre des activités de préparation du cheval d’attelage athlète. Une partie des activités sera portée par des partenaires privés. Des soins post-traumatiques, de la remise en forme des chevaux de courses et de sport de haut niveau pourraient voir le jour.  A la suite de l’arrêt de l’étalonnage, le retour d’une activité en lien avec la reproduction équine est également envisagé. Des appels publics à concurrence seront lancés début 2020 pour inciter des partenaires privés à faire émerger des projets de recherche en lien avec la Jumenterie du Pin. Le développement du Haras vise également le grand public. 120 000 visiteurs sont accuillis chaque année sur le site, qui revendique la vente de 40 000 billets par an. Le restaurant du Tournebride, hôtel-restaurant historique fermé depuis 1977, sera rouvert. Avec deux plateaux d’environ 200 mètres carrés, il sera transformé en restaurant brasserie au rez-de-chaussée, incluant une boutique de produits locaux au même niveau. A l’étage, des salles pourraient accueillir des séminaires. Un projet hôtelier permettrait d’effectuer de véritables séjours sur le site : lodges, cabanes dans les arbres et aire de camping-car. Le château sera réaménagé pour proposer des salles de réception et des chambres haut de gamme. Les collectivités attendent des partenaires privés qu’ils développent des activités équines également pour les touristes.

Sports équestres

L’objectif est de faire rayonner le site à l’international. Officiellement désigné par la Fédération équestre internationale, le Haras national du Pin accueillera le championnat d’Europe de complet en 2021 et le championnat du monde poneys et 2021. Il est également candidat pour accueillir le championnat du monde à 1 cheval en 2022. Dans le cadre de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, le Haras national du Pin fait partie des sites pré-sélectionnés par la Région Normandie pour être proposé à la labellisation en tant que Centre de Préparation des Jeux et accueillir des délégations étrangères.

Financements

La Région et le Département ont annoncé un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros. D’autres financeurs publics et privés seront sollicités. Une Fondation aura pour mission de collecter des fonds pour financer des projets au sein du Haras : restauration du domaine et nouveaux équipements. L’étude de faisabilité et le plan de financement seront rendus fin 2019. Les procédures de sélection des partenaires privés seront lancées dans la foulées.

Incertitudes

Des incertitudes sur la faisabilité du projet persistent, selon nos confrères de Ouest-France, en raison de tensions entre les deux collectivités locales d’une part et l’Etat d’autre part. L’Institut français du cheval et de l’équitation entendrait en effet réaffecter ses agents, laissant entrevoir une réduction d’effectifs estimée à un million d’euros annuel. En outre, pour la réalisation du projet, les édiles souhaitent récupérer des terres occupées par l’Inra, avec qui les relation seraient également tendues, en raison de différends financiers, explique le quotidien. Actuellement, plus de cent personnes travaillent au Haras national du Pin où demeurent 200 cheveaux.

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