Aller au contenu principal

Limousin
Le Limousin séduit la Normandie !

Le nombre de vaches de race Limousine a augmenté fortement depuis 2000 dans la région. C’est dans ce contexte positif que s’est déroulée l’assemblée générale de la section « Normandie » du Herd-book Limousin.

90 vaches ont été qualifiées « Reproductrice Reconnue » (RR) et 17 « Reproductrice Recommandée » (RRE Top 10 % supérieur de la race). Bernard Roux avec Etienne Aubert et Melle de Clermonn Tonnerre, propriétaire de l’élevage.
90 vaches ont été qualifiées « Reproductrice Reconnue » (RR) et 17 « Reproductrice Recommandée » (RRE Top 10 % supérieur de la race). Bernard Roux avec Etienne Aubert et Melle de Clermonn Tonnerre, propriétaire de l’élevage.
© V.M.
L’assemblée générale de la section Normandie du herd-book Limousin s’est déroulée mercredi 24 octobre, à Corbon (14). Au recensement de 2005, la section Normandie compte 18 315 vaches de race Limousine. Soit une augmentation de 47 % par rapport à 2000. La Manche tire la région vers le haut avec une progression de 91 % de son cheptel limousin. La tendance se confirme sur le nombre d’animaux inscrits qui atteint 1 585 bêtes (+2%). Cependant, l’activité d’inscription connaît une évolution contrastée. “Elle augmente fortement pour les femelles (564/+19%). Mais, elle baisse pour les veaux mâles au nombre de 64, soit une baisse de 10 %”, détaille Etienne Aubert, président de la section Normandie. Une tendance qu’explique Pascal Sauget, technicien Bovins croissance du Calvados : “La race limousine s’est implantée depuis peu de temps. Elle est en phase de développement dans la région. Pour progresser rapidement au niveau génétique, de nombreux mâles reproducteurs sont en effet achetés dans le berceau de la race. C’est une légère baisse puisque cela ne représente que 6 reproducteurs en moins”.

Des éleveurs précurseurs
La section Normandie représente aujourd’hui 2 % des animaux inscrits à l’échelle nationale. Un chiffre encore appelé à progresser : “Limousine et Normandie, c’est une belle rencontre. C’est un grand pays d’élevage adapté à la race avec ses grands herbages. La Limousine continue son développement ici autour d’éleveurs pionniers. C’est vraiment une race plus facile à élever que beaucoup d’autres. Notre objectif : faire découvrir la race et séduire de nouveaux agriculteurs”, assure Bernard Roux, le président national du herd-book Limousin.

Grands formats
et conformation tardive
Etienne Aubert et son syndicat se félicitent donc de la percée de la race limousine en terre Normande. Et pour poursuivre cette percée, Sébastien Stamane, directeur technique, a comparé les évolutions génétiques normandes. “On trouve des animaux de grand format qui vêlent facilement. Les bêtes ont des petits poids à la naissance avec un bon potentiel de croissance. Par rapport à d’autres régions, les animaux connaissent une conformation bouchère plus tardive. C’est un choix essentiellement dicté par le marché”. Le herd-book cible néanmoins deux objectifs de développement : “l’amélioration de la conformation à 7 mois et de la valeur d’allaitement des mères”.
Et après l’aspect théorique de l’assemblée générale, place à la pratique. Les éleveurs ont conclu leur journée en visitant la SCEA de la Vallée, à Biéville-Quétiéville.
V.M.

FCO 

 Des éleveurs totalement bloqués !

« Le contexte actuel avec la fièvre catarrhale invite à la plus grande prudence », avertit Etienne Aubert. Visiblement, le sujet inquiète. « Nous sommes mal informés. On est bloqués, nous ne pouvons plus rien faire. Les abattoirs achètent des broutards de l’extérieur et en profitent pour tirer les prix à la baisse. On ne vend plus rien, mais d’autres veaux arrivent. Comment les nourrir ? Et le plus étonnant : les responsables agricoles ne réagissent pas ! », s’insurge un éleveur. De son côté, Sébastien Stamane du herd-book limousin a rappelé que « la désinsectisation des animaux était la meilleure des solutions. Elle réduira le nombre de piqûres et la charge virale en cas de problème ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Fossé traité : l’agriculteur ne nie pas mais regrette la procédure
Début juin, un agriculteur reçoit un appel de l’Office français de la biodiversité du Calvados pour avoir traité un fossé. Lundi…
Une éleveuse ornaise sur les marches du festival de Cannes
Jeudi 15 juillet, Anne-Cécile Suzanne, agricultrice à Mauves-sur-Huisne (61), a monté les marches du Palais des festivals à…
Pour la Préfète de l’Orne, Françoise Tahéri, Maxime Le Jeanne décrit l’équipement de l’unité de méthanisation installée en 2011 au Gaec des Fossés à Moussonvilliers dans le Perche et agrandie en 2016.
La préfète appréhende le cycle complet de la méthanisation
Sur l’invitation de la FDSEA et de JA, Françoise Tahéri, préfète de l’Orne, s’est rendue mardi 6 juillet 2021, dans l’élevage de…
Les rendements en orges sont au rendez-vous de la moisson
En date de lundi 19 juillet 2021, les organismes de collecte saluent une belle avancée dans les orges et attendent les premières…
Moisson 2021
La météo pluvieuse contrarie la collecte
Lundi 26 juillet, la collecte des orges se termine mais la pluie a stoppé l’avancement des récoltes.
Catherine Pilet-Fontaine, exploitante à Ranville, Daniel Savary, salarié et Geoffroy de Lesquen, agriculteur et vice-président de la fédération des chasseurs du Calvados.
La faune sauvage préservée grâce à la barre d’effarouchement
A Ranville, Catherine Pilet-Fontaine vient de recevoir une barre d’effarouchement, financée par la fédération des chasseurs du…
Publicité