Aller au contenu principal

Le lin a besoin de machines

Les clignotants sont au vert pour le lin. La coopérative de Villons-les-Buissons investit et verrait d'un bon oeil un coup de pouce à l'investissement en machines de récolte.

© TG

Henri Pomikal et Jean-Jacques Deraine (président et vice-président de la coopérative linière de Villons-les-Buissons) ont reçu fin août la visite du Préfet de Région, Jean Charbonniaud. Ils étaient accompagnés de Gérald Aniel, maire de ladite commune. L'occasion de présenter un outil qui parie sur l'avenir en investissant 2 Me dans sa robotisation.
L'occasion aussi de faire passer  quelques messages sur les conditions de la réussite de l'essor de cette culture.

Encore du potentiel
Une fois le nouvel investissement opérationnel, la coopérative sera en mesure d'absorber de nouvelles surfaces, ce qui représente un potentiel de développement non négligeable.
A raison d'une rotation tous les 7 ans, le territoire pourrait s'étendre. "Le lin peut se faire ailleurs que dans la plaine de Caen. Peut-être dans des régions d'élevage limitrophes avec des agriculteurs motivés", imagine Henri Pomikal. Bien sûr, la culture du lin ne s'improvise pas et ne doit rien au hasard mais l'équipe dirigeante de la coopérative est prête à accompagner techniquement de nouveaux liniculteurs. C'est plutôt au niveau des équipements matériels que le bât blesse. "La récolte doit se faire en 4/5 jours, pas en 10 jours. C'est la clé de voute de la réussite, martèle Jean-Jacques Deraine. Nous devons donc être suréquipés, encore plus si on est excentré". Et ce matériel est spécifique (arracheuse, retourneuse, enrouleuse...) et quasi inexistant sur le marché de l'occasion. "Un round neuf représente un investissement de 22 000 e pour une vingtaine d'hectares par campagne", en guise d'illustration.

Un besoin en matériels neufs et spécifiques
Et pour ne pas rendre ce facteur limitant rédhibitoire, la coopérative cherche des solutions. Pas question de s'équiper individuellement (Villons avait par exemple acheté 21 rounds d'un coup à la fin des années 70) mais cela ne suffira pas. Il faudra un coup de pouce financier pour enclencher une belle mécanique.
Jean Charbonniaud n'a pas sorti le chéquier de l'Etat mais s'est montré à l'écoute. Dans le cadre de la réforme de la PAC et par le biais de mesures environnementales, le lin étant une plante écologique par essence, peut-être existe-t-il une fenêtre de tir ? Autre piste avec les fonds européens pilotés par la Région... Le coup de pouce politique sera donné en attendant le coup de pouce financier.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Dans la Manche, les élevages avicoles ont enregistré de lourdes pertes.
Canicule : surmortalité inédite en porc et volailles avec 260 tonnes de cadavres en trois jours
La canicule a entraîné une mortalité exceptionnelle dans les élevages de la Manche : 260 tonnes de volailles porcs en trois…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
Publicité