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Portes ouvertes
Le lin ouvre ses portes et s’offre de nouveaux débouchés

Rendez-vous le 9 juin prochain à Bourguébus (14). Le Teillage Vandecandelaere vous ouvre ses portes.

Le peignage : un des savoir-faire de l’entreprise Vandecandelaere.
Le peignage : un des savoir-faire de l’entreprise Vandecandelaere.
© TG
Quel est le point commun entre une planche de kite surf et le vélo de Johan Museuw (cycliste professionnel Belge) ? Réponse : le lin entrant dans la fabrication de matériaux composites servant à leur fabrication. Le lin n’a donc pas fini de nous étonner. Un challenge auquel participe le Teillage Vandecandelaere au travers divers partenariats, notamment avec l’IUT d’Alençon, MODEO et MIRIAD. Le lin, côté cour et côté champ, vu par Claude Vandecandelaere, patron du teillage qui porte son nom. L’entreprise. Avec l’arrivée, il y a 2 ans, au capital du Teillage Vandecandelaere de la société Depestel, l’entreprise dans sa nouvelle organisation traite désormais 8 000 ha de lin sur ses deux sites de Bourguébus (14) et Valmartin (76). Si la Chine reste le principal client (mais seulement à hauteur de 65 % contre 80 % au niveau national), l’Italie et demain le Brésil représentent également des débouchés à l’export. L’entreprise Depestel vient en effet d’investir dans une filature brésilienne pour un potentiel de 2 000 à 2 500 T de lin teillé par an. "D’amont en aval, nous accompagnons et maîtrisons désormais l’ensemble de la filière, se satisfait Claude Vandecandelaere. Nous apportons le conseil technique auprès des agriculteurs doublé de services au travers de notre parc matériel. Côté transformation et outre le teillage, notre savoir-faire en peignage du lin est largement reconnu". Le marché. La situation est quelque peu tendue avec une offre supérieure à la demande. 2005 a été un excellent cru, 2006 s’est tenu ! Les stocks de lin teillé à l’échelon national seraient de 50 000 T. Ce qui pèse sur les cours. Le second paramètre d’incertitude, c’est la parité e/$. "Si c’est globalement bon pour l’économie côté consommation, pour nous exportateur d’une matière unique, on subit à 100 % les méfaits d’un euro fort", insiste Claude Vandecandelaere. Récolte 2007. Il est bien sûr encore trop tôt pour émettre un pronostic. Force est cependant de reconnaître que les semis et levées qui ont suivi ne se sont pas tous déroulés dans des conditions optimales. Certaines linières ont même été recassées. Tout n’est cependant pas joué. "Juin fait le lin", se plaît à rappeler Claude Vandecandelaere implorant quand même les Dieux du ciel d’éviter les trop gros coups de chaleur. "La nature peut encore réparer certaines parcelles". Et même si le tonnage pourrait faire défaut, ce déficit peut contribuer au rééquilibrage du marché. Portes ouvertes. Après le succès de l’édition 2004, les "Portes ouvertes" version 2007 se dérouleront le 9 juin de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h. L’occasion pour le grand public, à travers la visite d’un outil de transformation de pointe, de faire le lien entre l’habillement, le linge de maison (...), et une plante écologique qui pousse au pied de sa porte. L’occasion de découvrir également les nouveaux débouchés du lin comme les matériaux composites entrant par exemple dans la fabrication de kite surf (à voir absolument). Tous les agriculteurs sont également invités à Bourguébus. Un point culture et une visite de la plate-forme d’essais sont également programmés. L’avenir. Même si les clignotants ne sont pas tous au vert, la culture du lin reste une valeur sûre. Plante écologique, excellente tête d’assolement (...), elle est très tendance et pourrait se faire une place au soleil sur de nouveaux créneaux. "Nous y travaillons d’arrache-pied, assure Claude Vandecandelaere, avec pour objectif d’assurer la pérennité de cette culture en améliorant sa plus-value". Th. Guillemot
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