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Moins de surfaces d'épandage
Le lisier de lapins transformé en compost

Pas besoin de nouvelles surfaces d’épandage pour un atelier lapins. A l’earl Dinard, on a trouvé une solution écologique et économique.

M. et Mme Dinard (à droite) et les responsables des Ets Michel qui récupèrent le compost de lapins.
M. et Mme Dinard (à droite) et les responsables des Ets Michel qui récupèrent le compost de lapins.
© E.C.
Que faire lorsque l’on ne peut récupérer du quota supplémentaire ? Tout simplement installer un atelier hors-sol, poulets, dindes ou encore lapins comme l’a fait l’earl Dinard à Husson, non loin du Teilleul, au début des années 1990. Encore faut-il trouver, en cas d’agrandissement, de nouvelles zones d’épandage pour le lisier. Lorsque ce n’est pas le cas, intervient le compost ! De 270 à 584 cages-mères Jeudi dernier, c’était portes ouvertes à Husson. L’earl Dinard inaugurait son nouveau bâtiment, portant le total de cages-mères à 584. “Je me suis installée en 1992”, explique Mme Dinard, “mon mari l’était déjà. Comme j’étais spécialisé sur le lapin, j’ai monté mon premier atelier”. Le bâtiment flambant neuf a plusieurs particularités : une alimentation et un dispositif de raclage des effluents tous les deux automatiques mais aussi un système de ventilation avec entrées d’air automatisées. Les lapins sont commercialisés par le groupement “Normandie Lapins” à des prix qualifiés de corrects. “Seul problème, on a des quotas en été”. Reste qu’il s’agit de lapins certifiés. Mme Dinard sait d’ailleurs de quoi elle parle puisqu’elle est aussi présidente de “Cuni-Normandie” et trésorière de “Normandie-Lapins”. Valorisation Innovation des plus intéressantes en bordure de zone “excédent structurel”, la valorisation du lisier des mamifères. “C’est simple”, explique le responsable des établissements Michel, spécialisés dans l’alimentation animale (Saint Germain en Coglès). “Nous effectuons du compostage de fumier à la ferme”. Il suffisait d’y penser pour résoudre le problème ! Concrètement, les matières sont stockées sous une fumière couverte puis acheminé vers un champ. “Ce fumier est mélangé avec des déchets verts (provenant notamment des tontes de gazons des particuliers). Il est stocké deux mois sous contrôle, mis en andain puis recouvert d’un bâche imperméable à l’eau mais perméable à l’air”. On laisse ensuite la température monter à 55° pendant 15 jours, ou 50° pendant six semaines. “Cela permet au compost de se stabiliser”. Une fois terminé, le compost est pris par les Établissements Michel puis vendu à des céréaliers comme engrais. “Il s’agit d’un process que nous avons mis en place depuis quatre ans et qui marche plutôt bien”.
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