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Au lycée agricole de Sées (61)
Le maître de stage : premier acteur de la sécurité

Une cinquantaine de maîtres de stage s’est retrouvée le 1er avril dernier sur l’exploitation du lycée agricole de Sées. Il a été beaucoup question de sécurité. 

Oui. “La notion de sécurité peut constituer un facteur limitant à l’accueil d’un stagiaire sur une exploitation”. Un constat que partagent Laurence Chesne et Patrick Leprince, professeurs d’économie et de zootechnie au lycée agricole de Sées. C’est pourquoi, à l’occasion du 5ème rendez-vous annuel réunissant les maîtres de stage, René Vaudouer (directeur de l’établissement) et son équipe pédagogique ont greffé à l’échange en salle le matin une après-midi dynamique autour de l’utilisation des matériels. Une initiative qui a reçu le soutien de quelques fabricants ou distributeurs mais aussi de la MSA et de l’inspection du travail. 

Dérogation
“Dans 99 % des cas, tout se passe bien”, pondère d’emblée Elodie Hostin. Inspectrice de travail, elle circule de ferme en ferme pour y appréhender les notions de sécurité. Il ne s’agit pas de manier à tout crin le bâton mais bien plus de prévenir les accidents en veillant au respect des règles élémentaires de sécurité comme par exemple la présence du protège cardan. Car si certains matériels sont en théorie interdits d’usage aux stagiaires, un système dérogatoire existe. Il est délivré par l’inspection du travail pour l’année scolaire, les centres de formation s’occupant des formalités administratives.
Un passage obligé donc pour les maîtres de stage. Ceux participants à cette journée se sont d’ailleurs vu délivrer une attestation prouvant “leur démarche volontaire à se former à la sécurité”. Il ne s’agit certes pas d’un sésame mais un tel document peu s’avérer important en cas d’incident de parcours. “Toutes ces machines sont performantes mais potentiellement dangereuses. Il est fondamental de sensibiliser chacun à la sécurité car l’accident n’arrive pas qu’aux autres”, insiste René Vaudouer.
Prévenir donc sachant, et l’administration le reconnait, que le risque zéro n’existe pas. Cependant, si l’étau se resserre trop, on va décourager certaines vocations. “S’il n’y a plus de maîtres de stage, il n’y aura plus de formation professionnelle”, reconnaît l’inspection du travail. Tout est donc affaire de dosage et d’équilibre. Agir pour la sécurité, qui ne concerne d’ailleurs pas que le stagiaire, sans non plus se faire peur inutilement. C’était tout le sens de cette journée au cours de laquelle on aura aussi répété aux jeunes que “l’on ne saute pas d’un tracteur. On utilise la marche pied”.

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