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Session
Le préfet interpellé sur les phytos et les nitrates

Le préfet a été interpellé par les professionnels, sur “l’arrêté phyto” et la directive nitrate, jeudi 4 juillet, lors de la session de la Chambre d’agriculture de l’Orne.

 


“Nous demandons une application souple des contrôles en 2013”, a insisté Jean-Louis Belloche, président de la Chambre d’ agriculture de l’Orne.Il interpellait ainsi le préfet du département,  Jean-Christophe Moraud, lors de la session Chambre d’agriculture du 4 juillet. Alors que la nouvelle mouture de la directive doit entrer en application, “l’Etat n’a toujours pas transmis aux agriculteurs les informations nécessaires.Pour 2013, les contrôles  devraient donc logiquement se concentrer sur la prévention”. “Nous avons reçu très récemment les directives d’application, répond le préfet, qui était présent à la session.Nous voulons appliquer la réglementation de la façon la plus intelligente que possible, compte tenu de la période et des délais.Rappelons que sur ce dossier, notre marge de manoeuvre est proche de zéro, après la condamnation de la France à ce sujet, par l’Union européenne”.



Arrêté phyto : rejet du projet de modification


Fin mai, la préfecture de l’Orne a définitivement rejeté le projet  porté par la profession agricole, de modifier l’arrêté phyto.Enjeu de ce projet, une plus grande souplesse dans l’application d’herbicides à proximité des fossés “à sec”.“Les mauvaises herbes qui se développent en bordure de fossé sont un foyer à maladies, telles que le charbon.Une maladie qu’on ne voyait plus dans le département, s’insurge Anne-Marie Denis, présidente de la FDSEA de l’Orne, désespérée de voir que le message de la profession n’est pas passé. Ces bordures, deviennent aussi de véritables foyers d’égrenage de semences de mauvaises-herbes.Ne pas nous autoriser à traiter les abords de fossé est ainsi contradictoire avec l’arrêté de 2004, qui interdit de  laisser les mauvaises herbes monter à graine.Quel est le procès le moins cher ? Voilà les calculs absurdes que les agriculteurs sont aujourd’hui obligés de faire”. “Je crains que cet “arrêté phyto nous pousse finalement à utiliser encore plus de produits phytosanitaires, afin de contrer la prolifération de mauvaises herbes qu’il entraîne, renchérit un agriculteur. Sans compter les problèmes que cela peut poser en matière de sécurité routière”.Un autre professionnel rappelle que l’arrêté phyto a été pris sans concertation avec la profession, et que d’autres départements voisins ne sont pas soumis à cet arrêté.“Le département de l’Orne, est situé en tête de bassin, ce qui explique aussi pourquoi le département a décidé d’appliquer cet arrêté, défend Jean-Christophe Moraud.Je rappelle que l’arrêté concerne tous les utilisateurs de produits phytosanitaires, agriculteurs, particuliers, entreprises et collectivités. Il ne stigmatise pas une population en particulier”. N’empêche que la consultation publique liée au projet de modification de l’arrêté a entraîné un très fort emballement médiatique avec 3 000 recours d’opposition en un mois.De nombreuses réactions visaient directement le monde agricole. “Si cela avait été de mon ressort - je suis arrivé à la préfecture alors que le processus était déjà engagé - je n’aurais pas mis cet arrêté à discussion, mais j’aurais pris la même décision”, termine le préfet.

Retraite, motion adoptée


La motion portée,par FDSEA-JA et visant un relèvement du montant minimum des retraites agricoles à 85 % du SMIC, a été adoptée par la Chambre.

Agroécologie, l’Orne en position


Méthanisation à Argentan, agriculture écologiquement intensive dans le Perche, projet d’autonomie en protéine dans l’élevage, filière bois déchiqueté dans le canton de Gacé... “En septembre, l’Orne sera en mesure de déposer plusieurs dossiers quant à la création de groupements d'intérêts économique et environnemental (GIEE)”, s’est félicité Jean-Louis Belloche, président de la Chambre d’agriculture. Dans le cadre de la loi d’avenir, chaque projet collectif d’agro-écologie peut  prétendre à une enveloppe allant jusqu’à 100 000 € et qui ne doit pas dépasser 80 % du montant de l’investissement.

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