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« Le premier acteur du bien-être animal, c’est l’éleveur »

A quelques semaines de son congrès de Brest, la FNSEA va à la rencontre de son réseau régional. Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA était à Caen vendredi dernier.

Sur les sujets de fonds, les responsables ont longuement échangé sur l’application de la réglementation sur les prairies : « Il n’avait jamais été question d’appréhender ce ratio au niveau régional mais bien au niveau national » a rappelé le président Arnold Puech d’Alissac, rejoint par Luc Smessaert qui, agriculteur en région Hauts-de-France, a souligné qu’une approche nationale aurait réglé le problème.
Sur les sujets de fonds, les responsables ont longuement échangé sur l’application de la réglementation sur les prairies : « Il n’avait jamais été question d’appréhender ce ratio au niveau régional mais bien au niveau national » a rappelé le président Arnold Puech d’Alissac, rejoint par Luc Smessaert qui, agriculteur en région Hauts-de-France, a souligné qu’une approche nationale aurait réglé le problème.
© JR

Une trentaine de responsables des FDSEA de Normandie s’étaient donné rendez-vous à Caen la semaine dernière. Une manière de prendre acte de la réforme territoriale qui fait de la Normandie l’échelon régional du réseau syndical. Une adaptation du réseau qui se décline aussi dans les départements pour tenir compte de la création des intercommunalités et des communes nouvelles. Cette modification de périmètre des syndicats locaux est bien avancée dans l’Orne, moins dans les autres départements où l’instabilité du découpage administratif amène les responsables syndicaux à reporter l’adaptation du réseau. « L’important est d’avoir des responsables identifiés à tous les niveaux administratifs » ont rappelé les responsables présents.

Prairies permanentes
Sur les sujets de fonds, les responsables ont longuement échangé sur l’application de la réglementation sur les prairies : « Il n’avait jamais été question d’appréhender ce ratio au niveau régional mais bien au niveau national » a rappelé le président Arnold Puech d’Alissac, rejoint par Luc Smessaert qui, agriculteur en région Hauts-de-France, a souligné qu’une approche nationale aurait réglé le problème. Les modalités de calcul du ratio révèlent en effet des imprécisions qui sont préjudiciables et font porter aux agriculteurs une responsabilité qui n’est pas la leur. Quoi qu’il en soit, la FRSEA de Normandie a déposé un recours gracieux dans l’espoir d’une reconsidération du dossier par le ministère. Il est en cours d’instruction.

Zones défavorisées
C’est sans doute sur la révision des zones défavorisées que les échanges ont été le plus vifs. Les responsables normands ne se satisfont pas d’une approche par nombre de communes classées. Ils rejoignent en cela la FNSEA pour qui l’objectif est de maintenir le classement des anciennes zones et d’obtenir le classement de zones qui le méritent. Mais, une fois de plus, le bon sens paysan se heurte à la rigidité administrative. « On ne peut pas accepter que la plaine de Caen soit désormais classée tandis que la vallée de l’Orne ne le serait plus » ont notamment expliqué les responsables. Arnold Puech d’Alissac a d’ailleurs rappelé qu’il était intervenu devant le conseil d’administration de la FNSEA pour dénoncer ce classement.
Seulement, le classement des zones selon les critères biophysiques semble très difficile à remettre en cause malgré de telles anomalies. C’est pourquoi, la FRSEA demande à pouvoir discuter des conclusions que l’INRA a tirées des prélèvements qui lui ont été transmis.
Reste encore le travail sur une typologie d’exploitation susceptible de faire reconnaître des territoires comme la vallée de l’Orne, la vallée de la Seine ou le Pays de Bray qui, à ce stade, semble le meilleur moyen de faire reconnaître le caractère difficile de l’agriculture de ces secteurs.

Bien-être
Enfin, les participants ont échangé sur l’actualité du bien-être animal. D’accessoire, le sujet est devenu essentiel après la diffusion de vidéos choquantes par des associations anti-viande. « Quelle attitude avoir face à une telle lame de fond ? » se sont interrogé les responsables. « Le premier acteur du bien-être animal, c’est l’éleveur » a estimé, quant à lui, Luc Smessaert qui invite les agriculteurs à parler de leur métier, de leurs pratiques, du soin qu’ils apportent à leurs animaux. Il reste que les exigences de la société, sans cesse revues à la hausse, ne sont pas sans surcoûts dont la répercussion dans les prix de vente n’apparaît pas. C’est là un débat qu’il faudra aussi mener, mais l’urgence reste bien de communiquer sur le métier d’éleveur.

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