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Henri Brichart
Le prix du lait en 2007 doit augmenter

Invité par la FDSEA, le patron de la FNPL a délivré aux producteurs de lait du département, jeudi dernier à Bayeux et à Vire, un message d’espoir. "Le prix du lait en 2007 doit augmenter", a-t-il indiqué. Il faut cependant mettre sous haute surveillance la grande distribution.

Henri Brichart (président de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait et de la section Lait du COPA) au micro : "le pire aurait été qu’il n’y ait pas eu d’accord sur le prix du lait. Tout le monde se serait alors aligné sur le moins-disant".
Henri Brichart (président de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait et de la section Lait du COPA) au micro : "le pire aurait été qu’il n’y ait pas eu d’accord sur le prix du lait. Tout le monde se serait alors aligné sur le moins-disant".
© TG
De la situation mondiale aux spécificités départementales, l’actualité laitière, avec ses enjeux à court et moyen terme, a été passée au crible lors de deux réunions organisées par la FDSEA. Animées par Jean Turmel et Pascal Lebrun (FDSEA), Guillaume Ferey (JA) et Henri Brichart (président de la FNPL), elles ont mis en exergue l’importance d’une politique laitière interprofessionnelle qui, malgré ses détracteurs, porte ses fruits. L’occasion aussi de montrer du doigt la grande distribution et les pressions qu’elle exerce sur les entreprises au grand dam des laitiers et des consommateurs. La contre-attaque s’organise. Quel prix au 1er janvier ? La question que se posent tous les producteurs aujourd’hui : quel prix du lait au 1er janvier prochain ? Réponse d’Henri Brichart : "on a un accord sur le prix qui doit fonctionner. Le contexte n’est pas trop défavorable avec une demande en poudre et en lactosérum, des stocks quasi nuls... Le prix du lait en 2007 doit donc augmenter". Et si le conditionnel est de mise, c’est parce que la grande distribution exerce une énorme pression sur les entreprises. C’est pourquoi, répondant à l’appel de la FNSEA, le Grand Ouest laitier a démarré un bras de fer pour ramener la grande distribution à de meilleures considérations. A moyen et long termes, Henri Brichart a ébauché quelques pistes de réflexion. 2008 sera l’occasion d’un bilan de santé de la réforme de la PAC. "Il faudra réussir à réveiller nos élus",a-t-il assuré. Des outils pour dégager le marché Au-delà, le patron de la FNPL lance l’idée d’un fonds d’investissement qui donnerait un coup de pouce à la création d’unités de fabrication de beurre et de poudre. Histoire, si besoin, de dégager le marché avec en filigrane la problématique de la matière grasse. Une autre réflexion est engagée autour de la recherche collective. Pourquoi ne pas trouver de nouveaux créneaux dans les domaines de la cosmétique ou de la pharmacie ? Enfin, répondant à l’interrogation de Pascal Lebrun sur les relations coopération/FNPL, Henri Brichart s’est voulu rassurant : "on a besoin des coopératives et j’ai envie de les aimer. Le pire des scénarios demain serait d’avoir un gros Lactalis avec autour de petites coop". Le poids du local aussi Mais la politique laitière dépend aussi de décisions départementales. Jean Turmel, à ce titre, a rappelé les actions menées par la FDSEA et les JA au profit des laitiers du Calvados : découplage de l’attribution laitière de 0,5 % supplémentaire à l’enquête GAEC, règlement du problème des laits flottants du côté du GIE d’Athis. "AGRIAL et Fléchard vont collecter ce lait qui va être payé plus que ce qu’il l’était auparavant. Notre contribution va compenser la différence. Il s’agit là d’une belle opération de syndicalisme et de solidarité", s’est-il félicité. Concernant enfin le dossier des ACAL professionnelles sur lequel le Calvados ne s’est pas engagé, Jean Turmel a rappelé que ce n’était pas la FDSEA mais l’URDAC/Coordination Rurale qui avait le pouvoir de décision. L’occasion pour Patrice Lepainteur (tête de la liste soutenue par la FDSEA et JA candidate aux prochaines élections Chambres d’Agriculture) d’indiquer "qu’il faudra en 2007 remonter dans le train qui est parti en étant un peu moins frileux que nous le sommes. Si certains proposent du lait parce qu’ils souhaitent arrêter pour diverses raisons et qu’en face, au sein d’un même territoire, d’autres qui ont réalisé leurs mises aux normes disposent de quelques places, il est de notre devoir d’encadrer ces transactions et d’opter pour ce genre de solutions. Il faut savoir anticiper". L’idée d’une commission statutaire est lancée. Th. Guillemot
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