Nouveau teillage dans le Finistère
Le retour du lin textile breton soutenu par le groupe Depestele
À Commana, dans le Finistère, non loin du célèbre lieu où se déroule chaque année le festival des Vieilles Charrues, Guillaume Letur, agriculteur et directeur général du Teillage de Bretagne, s'emploie à une activité plus "terre à terre". Depuis 2020, il tente de faire renaître la filière lin textile dans la Région. Après six ans de réflexion, investissements et développement, le jeune breton de 28 ans est sur le point de mettre en route un des premiers teillages de Bretagne avec l'appui technique et économique du teillage normand Depestele.
À Commana, dans le Finistère, non loin du célèbre lieu où se déroule chaque année le festival des Vieilles Charrues, Guillaume Letur, agriculteur et directeur général du Teillage de Bretagne, s'emploie à une activité plus "terre à terre". Depuis 2020, il tente de faire renaître la filière lin textile dans la Région. Après six ans de réflexion, investissements et développement, le jeune breton de 28 ans est sur le point de mettre en route un des premiers teillages de Bretagne avec l'appui technique et économique du teillage normand Depestele.
À 28 ans, Guillaume Letur n'a pas seulement réintroduit le lin textile sur ses propres terres de Commana. Il a enclenché la reconstruction d'une filière régionale, de la graine jusqu'au teillage. "J'avais l'idée, je savais que je voulais le faire à Commana et j'avais les surfaces agricoles chez moi à disposition, mais techniquement je n'y connaissais rien", admet le directeur général du Teillage de Bretagne. En cinq campagnes, l'essai de 10 ha chez lui et un agriculteur voisin est devenu une base de 1 000 ha de lin textile de printemps, exclusivement, portée par une centaine de liniculteurs. Le prochain verrou à lever est industriel : il s'agira de teiller les récoltes en Bretagne, au plus près des champs, car pour l'instant c'est en Normandie que le processus s'effectue.