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Session chambre
Le revenu des productions laitières et bovines en progrès

Bilan financier, comptes de l’agriculture, impact de la crise aviaire sur les élevages du Calvados et révision du schéma départemental des structures agricoles. Tels étaient les sujets abordés lors de la session de la Chambre d’agriculture du 12 avril.

Les responsables de la Chambre d’agriculture du Calvados ont présenté les comptes de l’année écoulée. Les élus ont effectué un focus sur les emprunts de la structure. L’extinction de la dette est actuellement programmée pour l’année 2010. Les comptes de chaque service ont aussi été évoqués. Le service élevage affiche un résultat de 93 000 euros. Le service d’utilité agricole d’intervention conseil et le service d’utilité agricole de développement sont respectivement excédentaires de 122 000 et 6 600 euros. Dans le même temps, le service général présente un résultat négatif de 6 900 euros. Robert de Formigny, agent comptable et chef des services financiers, indique également que “la trésorerie s’élève désormais à 1 645 000 euros soit une augmentation de 346 000 euros”. Michel Legrand a commenté le dernier résultat de son mandat. Selon le président de la Chambre départementale d’agriculture, “le fond de roulement a été conforté. Il permet de réagir dans les moments difficiles. Nous avons été modérés dans l'impôt, tout en maintenant le personnel pour répondre aux besoins des agriculteurs. Nous avons ainsi organisé un maximum de réunions DPU. Personnel et élus ont également su se mobiliser lors de la mise en place du PMPOA II (Programme de Maîtrise des Pollutions d’origines agricoles)”.Résultats des exploitations : une bonne année Le Centre d’Economie Rurale a détaillé les résultats des comptes départementaux de l’agriculture 2005. Le CER s’est basé sur un échantillon de 80 exploitations pour chaque système. Les productions végétales enregistrent une baisse du revenu. “Elles ont été doublement pénalisées par de moindres rendements et des prix en baisse” précise Vincent Leroux du CER 14. Cependant, les résultats des exploitations bovines et laitières sont en hausse. “La baisse du lait a été compensée par l’augmentation des aides laitières” explique-t-on au CER. Jean Turmel responsable de la section lait de la FDSEA a réagi à ces chiffres. “On parle d'aides laitières providence, mais il faut souligner le rôle des organisations syndicales pour défendre la filière. Malgré ces résultats, les trésoreries des exploitations seront prochainement mises à mal à cause du délai entre le lait livré et la perception des aides laitières. Nous devons donc trouver une solution collective avec nos organismes bancaires sur notre territoire. Le sujet est à travailler dans les prochains mois pour être prêts en octobre”. SDDSA : pas de bouleversements Dernier sujet abordé : la révision du schéma directeur départemental des structures agricoles du Calvados (SDDSA). Le bureau élargi de la chambre l’a examiné le mars dernier et a rendu un avis favorable. Ce schéma devra ensuite être arrêté par le préfet. Le SDDSA distingue trois catégories d’installation : l’installation, la réinstallation et la restructuration. L’objectif est d’éviter le démembrement des exploitations et de conforter l’agrandissement. “Il n’y a pas de révolution. La priorité est toujours donnée à l’installation des jeunes agriculteurs” a conclu Rémi Juin de la Chambre d’agriculture. V.MotinCrise aviaire Une baisse de la consommation plus importante que celle annoncée dans les médias Les élus de la Chambre departementale d’agriculture ont fait le point sur la situation des éleveurs de volailles.La Basse-Normandie compte 77 aviculteurs. Une aide de 350 000 euros a été attribuée pour la région. Mais, selon les responsables de cette filière, “500 000 euros sont nécessaires. Les médias ont annoncé une baisse de 5 % de la consommation le mois dernier. Ce n’est pas le cas en Basse-Normandie où les industriels parlent d’une chute de 30 à 40 % pour les poulets standards”. Sur 350 000 euros attribués à la région, 77 000 euros reviendront aux aviculteurs du Calvados. Le soutien est plafonné à 3 000 euros par exploitation. Cette aide sera perçue par les éleveurs professionnels avec un taux de spécialisation minimum de 25 %. Problème : 40 % des éleveurs n’entrent pas dans ce critère. La prise en compte des éleveurs en dessous de ce seuil est donc en débat. Autre remarque de la profession : “une entreprise comme la Société Normande de Volaille (SNV) percevra une aide de 150 000 euros. Cela représente quatre heures de son chiffre d’affaires”. En conclusion, le préfet, Cyrille Schott, a souligné l’importance des services vétérinaires. “Leur bonne réputation facilitera la reprise de nos exportations”.
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