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Mouton
Le Roussin de la Hague progresse

La veille de la foire aux moutons de Jobourg (50), l'UPRA Roussin de la Hague organise une vente des reproducteurs du centre d'élevage. Rendez-vous le vendredi 4 août.

Michel Duquesne (à gauche) : “Nous essayons d’étirer les notes pour mieux comparer les béliers d’une même année”.
Michel Duquesne (à gauche) : “Nous essayons d’étirer les notes pour mieux comparer les béliers d’une même année”.
© V.M.
L'élite de la race Roussine est réunie au centre d'élevage de Greville Hague. Les 50 meilleurs béliers proviennent de 15 élevages. L'UPRA Roussin recense actuellement 35 éleveurs pour 2300 brebis. Ils sont principalement installés dans la Manche, le berceau de la race. "Le mouton Roussin est reconnu par le ministère de l'agriculture depuis 1982" précise Thomas Pouille, le technicien de l'UPRA. Le centre d'élevage existe depuis 2003. Son objectif : maintenir la variabilité de la race et développer la résistance à la tremblante. Deux objectifs atteints. Désormais, le centre d'élevage de Gréville Hague assure un rôle de sélection des mâles pour les éleveurs. Vendredi 28 juillet, plusieurs éleveurs se sont donc réunis pour le pointage. Chaque année, 20 % des béliers sont éliminés. La vente se déroulera le vendredi 4 août à partir de 13 heures, en ouverture de la foire du mouton de Jobourg. "Le pointage se révèle souvent subjectif. Là, les quatre pointeurs se sont étalonnés avec deux animaux. Après, nous calculons la moyenne. Ce système satisfait les éleveurs" confie Thomas Pouille. Ce système a permis à des éleveurs peu connus de vendre des béliers.La génétique accessible à tous La vente s'effectuera par soumission, avec des prix planchers et plafonds. Ces dernières années, les prix ont grimpé. La crème des béliers Roussin se négocie entre 250 et 600 euros. Mais cette année, l'UPRA a décidé de ne pas fixer de plafond pour les trois premiers béliers du pointage. Une façon de récompenser les éleveurs. "Nous évitons les tirages au sort puisque pour les trois meilleurs les plafonds étaient toujours atteints. Et en maintenant un prix maximum pour les autres animaux, nous donnons la possibilité aux petits élevages d'accéder à une génétique correcte. Pour que l'ensemble de la race progresse, tout le monde doit avoir accès aux bons béliers. Pour les trois premiers, c'est la passion qui va jouer plus que le porte monnaie". Si la tremblante de 2003 a perturbé les critères de sélection, cette dernière est revenue à la normale. La sélection 2006 des béliers s'avère homogène et régulière. Néanmoins l'avant des animaux reste à développer. "Avec un bon avant, on a de bonnes côtelettes. C'est important pour la vente. Nous sommes moins stricts sur le gigot puisque dès 3 kg, il devient difficile à écouler pour les bouchers", détaille Thomas Pouille. Avis aux amateurs et aux professionnels, rendez-vous le 4 août prochain à Jobourg. V.M. Pour plus de renseignements contacter l'UPRA au 02 33 06 49 82.Le Roussin de la Hague n La race est maternelle. "Avec une bonne prolificité et une valeur laitière. Elle est adaptée au climat océanique. Mes animaux sont rentrés quinze jours par an. La race n'a pas de besoins énormes en alimentation. Elle correspond aussi bien aux élevages bio qu'aux intensifs" précise Michel Duquesne, président de l'UPRA Roussin. Des qualités qui semblent séduire. De toutes les races ovines, le Roussin est celle qui progresse le plus. A hauteur de 15 % par an. "C'est également la meilleure progression dans la résistance à la tremblante", insiste Thomas Pouille.
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