Le Salon de l'agriculture sera " Couleur Manche à l'eau "
La Manche prendra ses quartiers, porte de Versailles à Paris pour la 62e édition du Salon de l'Agriculture du 21 février au 1er mars. Si les éleveurs bovins seront les grands absents, restent les éleveurs ovins et équins, les producteurs, les différents acteurs des filières agricoles.
La Manche prendra ses quartiers, porte de Versailles à Paris pour la 62e édition du Salon de l'Agriculture du 21 février au 1er mars. Si les éleveurs bovins seront les grands absents, restent les éleveurs ovins et équins, les producteurs, les différents acteurs des filières agricoles.
Ce rendez-vous agricole restera-t-il incontournable ? Telle est la question pour cette 62e édition qui se déroulera du 21 février au 1er mars, porte de Versailles à Paris. Les Manchois y seront présents. " Nous réaffirmons notre engagement aux côtés de nos agriculteurs et de l'agriculture manchoise ", débute Jean Morin, président du Conseil départemental de la Manche lors d'un point presse aux côtés de la Chambre d'agriculture de la Manche. Un duo qui ne manque pas à l'appel malgré l'absence des éleveurs bovins en raison du contexte sanitaire (Dermatose nodulaire contagieuse). " Ce ne sera pas une édition banale ", concède le président du département. " Mais, ce salon doit vivre malgré tout ", poursuit-il.
Du petit déjeuner au repas de fêtes
Un point de vue partagé par François Rihouet, président de la Chambre d'agriculture. " Nous sommes là pour mettre en avant nos producteurs, les faire rayonner à l'échelle nationale comme internationale. Nous sommes là pour montrer que dans la Manche nous produisons tout type de produits, du petit déjeuner au repas de fête. Nous sommes là aussi pour mettre en avant l'élevage, les hommes et les femmes, les chefs d'exploitation comme les salariés agricoles ", ajoute François Rihouet, lui-même éleveur laitier à Périers.
Faire sens avec la Normandie
Comme les années précédentes, dans le hall 7, réservé aux produits des différentes régions, la Manche sera abritée sous le stand de la Normandie. " Cette année, nous faisons sens avec la Région ", note Jean Morin, qui fera l'impasse sur une journée spécifiquement " Manche ", le dimanche comme les années passées. Mais dès le lundi, il sillonnera les allées pour rencontrer les producteurs, installés avec les quatre autres départements.
Vivre une belle aventure
Les trésors du terroir manchois seront bien présents comme les cidres, miels, produits naturels et bien d'autres spécialités locales, pour la plupart labellisés Manche terroir.
Pour Caroline Hicher, productrice d'huile de chanvre à Hamelin, ce sera une première. Installée depuis un an, elle saisit cette belle opportunité, prête " à vivre une belle aventure ". Ce sera aussi le cas de la Ferme Pivette et Palorette de Saint-Senier-sous-Avranches. Si l'exploitation, qui transforme 150 000 l de ses Jersiaises en beurre, crème, et yaourts bio, a déjà vécu une expérience via le concours général agricole en décrochant une médaille de bronze pour ses crèmes desserts au caramel beurre salé, Amélie Trublet et Justine feront leur premier SIA avec l'envie de faire déguster leurs produits et développer leur réseau.
Une ambiance exceptionnelle
Quant à Maxime Haupais, il est à sa 4e édition. Et il n'est pas blasé. Bien au contraire. Ce cidriculteur installé à Montreuil-sur-Lozon, y trouve un plaisir certain. " C'est une ambiance exceptionnelle. Il faut en profiter à 300 % ", conseille-t-il à ses collègues. Tous apprécient l'effort financier réalisé par le Conseil départemental parce que le stand est mis à disposition des producteurs. " On se crée un réseau. On y voit aussi beaucoup de Parisiens attachés à leur région natale. Et bien évidemment, on y voit des Normands ", précise le producteur de cidre Cotentin.
Faire naître des vocations
Comme chaque année, ce Salon devrait réserver de belles rencontres humaines et professionnelles. Et pourquoi pas créer des vocations. " À l'échelle de la Normandie, nous n'accueillons pas moins de 1 500 personnes au point info de la Chambre d'agriculture. Tous ne deviendront pas agriculteur. Ce n'est pas grave. Cela permet de parler d'agriculture, de montrer les différents métiers, et peut-être faire naître des vocations ", conclut François Rihouet.
Rendez-vous au Hall 7 pour rencontrer les producteurs, au hall 6 pour les équins, au hall 1 pour les éleveurs d'ovins et porcins, les organismes de sélections bovine.