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L’eau ne tarit pas d’informations

Sans doute difficile d’en faire son livre de chevet, mais l’ouvrage “L’hydrologie de la Basse-Normandie(1)”, fruit de la coopération entre l’Agence de l’Eau Seine-Normandie et la DREAL, constitue un fleuve d’informations quasi intarissable.

L’informatique peut mener à tout, y compris à revenir au bon vieux papier. C’est confronté à un bug internet sur un site alors qu’il cherchait de l’information chiffrée sur l’eau qu’André Berne, directeur territorial et maritime des rivières Basse-Normandie- Agence de l’Eau Seine-Normandie), a eu l’idée d’éditer un ouvrage intitulé “L’hydrologie de la Basse-Normandie”. Une première en France selon ses promoteurs. Ecrit à 3 mains de spécialistes de 3 générations différentes (Charlotte Bourgault, Hubert Caplet et Frédéric Gresselin), ce document a été réalisé avec les données de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) et de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie.

25 000 km de cours d’eau et 79 points de mesures en continu
Avec ses nombreux fleuves côtiers, ses zones de marais et une forte densité de ruisseaux en têtes de bassins, la Basse-Normandie possède un réseau de plus de 25 000 km de cours d’eau, biefs et canaux. Un réseau en veille constante grâce à 79 points de mesures en continu auxquels il convient d’ajouter 400 points de mesures ponctuelles. “Une connaissance précise et actualisée du fonctionnement hydraulique de nos rivières permet d’anticiper non seulement les événements extrêmes de sécheresse et d’inondation, mais aussi de mieux comprendre le comportement général des milieux humides superficiels sur les aspects qualitatifs et biologiques”, insiste André Berne.
Autre utilisation possible de ces données chiffrées collectées en partie en temps réel, donner aux gestionnaires des stations d’épuration des autorisations de rejet plus ou moins importantes en fonction du débit de l’eau. 
Toutes ces statistiques peuvent également constituer un précieux outil d’aide à la décision aux collectivités locales dans l’élaboration de leur POS (Plan d’Occupation des Sols). 
Sur un plan agricole, cet ouvrage ne va pas révolutionner les pratiques mais constitue cependant une mine d’informations objectives. A titre d’exemple, on y apprend que le débit moyen interannuel de la Dives à Ommoy (61) varie de 0,41 m3/s en septembre à 2,17 m3/s en février. Son affluent, le Meillon (commune de Guéprei-61) connait les mêmes hauts (0,132 m3/s en janvier) et bas (0,03 m3/s en septembre) à peu près aux mêmes dates. Une information qui peut être utile aux agriculteurs, voire même, aux pêcheurs.
(1): “Attention ces cartes hydrologiques ne sont pas une référence. Des cours d'eau inexistants y sont répertoriés. Ce qui pourrait provoquer d'importantes conséquences pour nos agriculteurs,” tient à préciser une lectrice assidue.

532 pages
Ce volume de 532 pages comporte 3 chapitres. Le premier donne une présentation succincte des principes fondamentaux d’hydrologie. Le second présente les facteurs déterminants de l’hydrologie de Basse-Normandie et la variabilité spatiale du régime hydrologique des rivières régionales. Enfin, le troisième chapitre détaille ces données par bassin versant et associe les fiches récapitulatives des stations de mesures.

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