Aller au contenu principal

Légumes : adapter la production aux besoins du marché

Jean-Luc Leblond, président de la section légumes de la FDSEA de la Manche, exprime le ressenti de producteurs inquiets devant l’absence de solutions alternatives pour protéger leurs cultures et l’explosion incontrôlée de la production bio.

© TG

>> Comment se déroule la campagne ?
La production de salades d’été n’a pas été profitable aux producteurs. Pour l’instant, hormis sur les choux et dans une moindre mesure sur la carotte, les marchés sont globalement porteurs. Cependant,  la pluviométrie exceptionnelle de ces dernières semaines retarde les arrachages et peut occasionner des soucis sanitaires. Dans un tel contexte, on s’interroge sur les conséquences des impasses en matière de protection des cultures pour nos productions. Que ce soit en navet, en poireau ou en carotte, les chutes de production seront généralisées à l’avenir. Cela aura un impact pour être présent sur les marchés en fin de campagne selon l’évolution des conditions climatiques et s’il n’y pas  de mesures correctives.

>> Quel est l’état d’avancement du dossier nématode sur la côte Ouest ?
Il était nécessaire de réagir aux propos de Stéphane Travert dont la langue avait fourché sur le dossier. Les choses avancent, mais pas suffisamment à notre goût. Je rappelle qu’aucun producteur impacté n’a reçu  à ce jour une indemnisation au titre de l’année 2018. Les modalités d’émargement à cette enveloppe sont toutefois en cours de finalisation. Le plan de lutte collective est enfin validé sur un plan technique par le FMSE. On attend l’arrêté départemental qui fixera les règles de fonctionnement de ce plan. Il reste un écueil et pas des moindres : le financement du dispositif. 

>> A-t-on atteint des limites sur la production légumière bio ?
La recrudescence de conversion et d’installation en maraîchage  bio en circuits longs ou circuits courts crée et suscite une concurrence exacerbée entre producteurs. On constate d’ores et déjà une pression à la baisse des prix par les acheteurs. Le marché, qu’il soit local, en restauration hors domicile ou dans la distribution, ne sera pas en capacité de traiter tous les volumes si ceux-ci ne collent pas aux besoins du marché. Il est indispensable de professionnaliser et d’organiser la mise en marché des légumes bio afin que les producteurs ne foncent pas droit dans le mur.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

AUTORISATION CHASSE 61
Feu vert à la chasse dans l’Orne
Jeudi 5 novembre, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage était en réunion extraordinaire. Malgré le…
SOJA NORMAND MOISSON
Le potentiel du soja prend racine
Au printemps, des éleveurs adhérents à l’OP des 3 Vallées (Danone) et des cultivateurs ont semé 29 ha de soja, en partenariat…
SCoT Caen métropole
Le futur visage de la métropole de Caen
Le nouveau SCoT de Caen métropole réduit la possibilité d’urbaniser les terres agricoles et naturelles. Une enveloppe foncière…
Pascal Desvages et Stéphane Carel Président et directeur de la coopérative de Creully (14).
Coopérative de Creully (14) : " Nos choix stratégiques sont confortés "
Malgré la crise sanitaire et autre perturbateur conjoncturel et structurel, la coopérative de Creully (14), qui tient son…
LIN ET COVID
Le lin : une filière d’excellence à l’épreuve de la Covid
80% de la production mondiale de fibre de lin teillé est d’origine européenne et la France en est le leader mondial. Outre leur…
pressoir lycée agricole Sées
Au lycée de Sées, on presse beaucoup pour le plaisir
Le pressoir de Patrick Yvard s’installe chaque année durant deux mois et demie dans la cour de la cidrerie du lycée de Sées. Les…
Publicité