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Mikaël Poullain
L'élevage : le choix d’un métier complet

Fils d'éleveur, Mikaël Poullain était plutôt tenté de travailler dans le machinisme. Mais au volant des tracteurs, il lui manquait quelque chose.

© AD
Certains savent qu'ils seront éleveurs. D'autres grandissent avec les animaux et leur contact leur semble tellement naturel qu'ils ne se sont pas rendu compte qu'ils ont pris le virus. C'est en s'éloignant du troupeau qu'ils réalisent. Comme Yves Duteil avec sa guitare, “ça les démange”. Mikaël Poullain est l'un d'entre eux. “A l'age de 15/16 ans, je ne me voyais pas agriculteur, se rappelle t-il. J'ai toujours été dans le bain de la ferme laitière de mes parents, mais c'est le machinisme qui m'intéressait”. Il oriente ses études dans ce sens. Après un BEP et un Bac pro Agroéquipement, il se destinait alors à travailler dans des entreprises de travaux agricoles (ETA). Mais rien à faire, durant les stages et les saisons passées au volant des machines, l'élevage lui manque. C'est en poursuivant ses études avec un BTS ACSE qu'il prend la décision de s'installer. “Je me suis rendu compte que je ne me serai pas plu très longtemps dans une ETA, explique le jeune éleveur. Aujourd'hui, je suis très content du choix que j'ai fait. Sur la ferme, je fais un peu de tout. C'est un métier très complet.”
A 22 ans, Mikaël est installé depuis six mois en GAEC avec son père et sa mère. Son arrivée sur la ferme a été simple et rapide. “En juin 2011, j'ai présenté mon dossier et j'ai pu m'installer au premier janvier 2012. Le cédant, feu Raymond Breton, bien connu dans la profession et gravement malade, avait déjà fait les démarches afin de me passer la main rapidement pour son départ en retraite. J'ai pu reprendre son exploitation qui était déjà associée à celle de mes parents au travers d'une SCL (Société Coopérative Laitière)”.

Solidarité
Le jeune éleveur est impliqué dans le syndicat des Jeunes Agriculteurs, en tant que membre du bureau départemental en charge du dossier RGA (Renouvellement des Générations en Agriculture ). Il s’y occuppe de l’installation, de l’organisation des forums des métiers, et des forums cédants. “Cela me permet de voir autre chose que la ferme. J'y passe pas mal de temps, mais c'est aussi pour moi une forme de reconnaissance de la solidarité que le syndicat m'a apportée lors de mon installation, note Mikaël Poullain. Fin 2011, je faisais partie des trois projets mis sur la touche dans la Manche car l'enveloppe prévue pour l'aide à l'installation n'avait pas été suffisamment abondée. Je dois beaucoup aux JA qui m'ont permis de faire bouger l'administration pour que mon dossier passe quand même. Dans mes fonctions, j'espère que je pourrais faire pareil et aider d'autres jeunes qui auraient des difficultés”.
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