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L'élite de la race Normande en compétition

Le concours régional de Normandes se déroule le 7 juillet à Lessay. Il était décidé avant que François Lefauconnier prenne la présidence de l'association Normande 50 à l'automne dernier. Mais il était dans l'organisation dès le départ. Désormais, il pilote la manifestation avec l'équipe des jeunes qui organise le Fan show.

François Lefauconnier, éleveur et président de Normande 50, est à pied d'oeuvre dans l'organisation du week-end dédié à la Normande tout en gardant un oeil sur ces vaches, et notamment Frêle et Houlette. DR
François Lefauconnier, éleveur et président de Normande 50, est à pied d'oeuvre dans l'organisation du week-end dédié à la Normande tout en gardant un oeil sur ces vaches, et notamment Frêle et Houlette. DR
© SB

« Dans le département, il y a de belles vaches », débute François Lefauconnier, éleveur et président de Normande 50. Ces vaches seront en compétition le 7 juillet à Lessay au concours régional. Il aura fallu procéder à une pré-sélection parce qu'il y avait plus de concurrentes que de places. Au total, elles seront 150 laitières, venant des cinq départements normands, à prétendre au titre de grande championne.

Mélanger les générations
Autour de lui, François Lefauconnier peut compter sur une équipe. « Des gens qui s'investissent pour passer un bon moment de convivialité », assure-t-il. Une équipe qui est complétée par des jeunes, chef d'orchestres du Fan Show. « Nous sommes tous là pour promouvoir la race », explique-t-il. Mais le cocktail prend plutôt bien entre les générations. « Dans les commissions, il y a des éleveurs et des jeunes. A la fois, on apporte des idées nouvelles et on partage l'expérience », poursuit-il. De quoi mettre toutes les chances de son côté pour que le week-end normand soit réussi. Et pour cet éleveur, « sans jeune on n'avance pas. Les deux événements se complètent et affichent une belle vitrine de la race », souligne-t-il.

Quatre vaches et une génisse
Avant d'être président, François Lefauconnier est éleveur. Installé en Gaec avec son frère, Jean, et son fils, Antoine, il sera présent à l'événement avec des quatre vaches. La championne du concours départemental de l'année dernière sera présente. « Frêle fera partie des concurrentes », assure-t-il. Tout comme Houlette qui a fait le déplacement à Paris au Salon de l'agriculture en février dernier. « Le but est de participer. C'est ce que l'on fait depuis trente ans », confie-t-il. La souche de Houlette reste présente dans l'exploitation. Ce grâce au recours des semences sexées. Une autre vache avait fait il y a quelques années la renommée de l'exploitation à savoir Impériale. Avec ses deux filles, elles ont fini 2e de section à Paris. Pendant le week-end, une génisse issue de l'élevage sera également conduite par un jeune de la commune pour le Fan show.

Une race mixte
La génétique reste un pilier important dans le Gaec des poissons. Même si c'est Antoine qui a repris en main cette partie, le choix des taureaux se fait en fonction de la mamelle, les aplombs, les taux et après le lait. « Le but n'est pas de monter en production mais de miser sur la mixité de la race », prévient l'éleveur. Une mixité qui est affirmée notamment avec le nouvel Isu qui donne de la valeur à la morphologie. « Une grosse vache a toujours sa place », indique François Lefauconnier. Avec l'installation de deux robots de traite il y a deux ans, la moyenne par vache est restée similaire, autour de 8 300 kg/an. « Comme quoi, la Normande s'adapte au robot », sourit-t-il. Un investissement important réalisé avec une réflexion sur le parcellaire. « Toutes les douze heures, elles changent de parcelles. Elles sont attirées par l'herbe fraîche, alors elles sortent sans problème. I n'était pas question de les laisser enfermer. Ce n'était pas bon ni pour elles, ni pour nous », conclut-il.
Le Gaec, à trois associés, a désormais trouvé son rythme de croisière. La famille Lefauconnier défendra comme une soixantaine d'éleveurs, sa place lors du concours régional. Alors rendez-vous le 7 juillet à Lessay.

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