Aller au contenu principal

Lely : la porte ouverte à l’herbe

Au GAEC de la Guilloutière (Calvados), le pâturage s’avère «robot compatible». L’exploitation a ouvert la porte à la prairie et aux éleveurs, le 2 juin dernier. Point névralgique du dispositif : la “Grazeway” de Lely. Derrière cette appellation commerciale et cet anglicisme, se cache la porte qui oriente les vaches vers l’herbe.

© VM

Jeudi 2 juin, 10 heures à Truttemer-le-Grand. Le Lely Center de Marolles reçoit les éleveurs au GAEC de la Guilloutière. Si les agriculteurs sont en nombre, les vaches ont, elles, déserté le bâtiment. La plupart ont choisi de brouter aux joies du grand air. Lorsque les associés du GAEC ont opté pour la robotisation de la traite, ils souhaitaient maintenir le pâturage. Les 115 vaches disposent donc de deux robots de traites et d’une vingtaine d’hectares d’herbe. “C’est quand même très agréable de voir ses bêtes dehors. De plus, je ne m’imaginais pas aller chercher l’herbe alors que nous avions gagné du temps avec l’automatisation de la traite”, résument simplement Sonia, Olivier et Christophe Vincent, les éleveurs. Sur cette ferme, les prairies sont regroupées autour du bâtiment. Les vaches parcourent un maximum de 400 mètres. Tous les deux jours, elles changent de parcelles. Chacune dispose de 15 ares.

Horaires de pâturage programmés
Outre les deux Lely Astronaut A5, les éleveurs ont installé la Grazeway, conçue par Lely. Traduisez “chemin vers le pâturage”.  Chez les Vincent, cette porte est installée à la sortie du bâtiment. Lorsqu’elle pénètre dans le box de sélection, la vache est identifiée par son collier ou son podomètre. Elle est ensuite orientée vers la traite ou l’herbe. Le box de sélection Grazeway est équipé de portes à contrôle pneumatique comme sur le robot de traite Lely Astronaut.

Un pic d’activité
Les critères de sélection peuvent être réglés à partir du programme de gestion T4C. Actuellement, les vaches sont autorisées à sortir à partir de 4 h 30 et jusqu’à 14 heures. “Nous restreignons plus la nuit afin d’éviter les retards. Nous observons un pic d’activité du robot entre 7 et 9 heures. Pour l’instant, tout fonctionne bien. Nous sommes même assez souples. Nous autorisons 90 % d’intervalle : si une vache doit être traite à 8 heures, elle pourra sortir jusqu’à 7 h 30”, explique Christophe Vincent. Et à terme, la période de pâturage pourrait augmenter avec une seconde sortie en fin d’après-midi. 

2,8 à 3 traites de moyenne à l’herbe
Lors de la mise en route des robots en janvier dernier, les vaches étaient traites jusqu’à 3,1 fois par jour. Depuis la mise à l’herbe en avril, la moyenne est comprise entre 2,8 et 3 traites par jour. Les éleveurs et leurs bêtes prennent leurs marques progressivement. Pour inciter les vaches à revenir, les exploitants ont provisoirement supprimé le point d’eau au champ. Les éleveurs ont également adapté la distribution de la ration. Les vaches sont nourries une première fois à 7 heures. “Nous ne voulons pas trop les gaver le matin pour les inciter à manger de l’herbe. Nous redistribuons donc du maïs dans l’après-midi pour les faire revenir”. 

Gain de maïs
Les éleveurs étaient inquiets à la mise en route. Ces craintes sont aujourd’hui résorbées. La porte Grazaway a su mettre les laitières sur la voie de l’herbe. Cette organisation permet de gagner sur l’ensilage de maïs.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Dans le maïs, Jean-François Osmond explique au préfet de la Manche Marc Chappuis les dégâts subis par la culture en raison de la sécheresse et de la canicule.
Sécheresse : l'alerte rouge s'étend dans la Manche
Jour après jour, la ressource en eau devient un peu plus précieuse. Le préfet de la Manche, Marc Chappuis a pris de nouvelles…
Six sites et 121 communes sont concernés par l'officialisation de l'inscription des plages du Débarquement au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le classement des plages du Débarquement à l'Unesco "ne doit pas être une entrave au monde agricole"
Les plages du Débarquement en Normandie figurent depuis le 26 juillet 2026 au panthéon du Patrimoine mondial de l'Unesco.…
Publicité