Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

ETA
L'entrepreneur, un interlocuteur du quotidien

Didier Marie, installé en GAEC à Saint-Germain-de-Tallevende (14), travaille régulièrement avec l'Entreprise de Travaux Agricoles de Denis Leprince. Objectifs : gain de temps et réduction des investissements.

L'épandage de lisier est l'une des dernières opérations réalisée par Didier Marie. Denis Leprince (à gauche) intervient sur cette exploitation agricole une vingtaine de jours par an.
L'épandage de lisier est l'une des dernières opérations réalisée par Didier Marie. Denis Leprince (à gauche) intervient sur cette exploitation agricole une vingtaine de jours par an.
© V.M.
L'ETA de Denis Leprince intervient sur l'exploitation agricole de la famille Marie depuis 1990. Ces services ont débuté avec l'épandage. Cette collaboration est progressivement montée en puissance. La ferme a désormais délégué les gros travaux à cet entrepreneur. "Il gère l'épandage de fumier, les ensilages de maïs et d'herbe, la moisson, le fauchage, le bottelage, les remorques pour l'ensilage, mais aussi l'entretien des haies et l'élagage" détaille l'agriculteur. Didier Marie, son frère et leur mère se réservent principalement les travaux de semis, d'épandage de lisier et de pulvérisation. Le matériel vieillissant a motivé ce choix sur cette exploitation. "Nous nous y retrouvons financièrement car les machines tombaient en panne. Les coûts de mécanisation grimpaient et nous perdions du temps" confie Didier Marie. Et la solution CUMA ? "C'est une question de mentalité. Il faut avoir l'esprit CUMA, notamment pour l'entretien". Au total, ils ne sont que trois sur une exploitation qui compte 250 têtes de bovins et presque 70 hectares de cultures. L'intervention d'une entreprise de travaux agricoles correspond également à un manque de main-d'œuvre. "Solliciter une ETA permet de se dégager du temps libre". De la fauche à la récolte Sur cette exploitation, l'ETA ne réalise pas que les travaux de récolte. L'organisation du travail de l'agriculteur, mais aussi de l'entrepreneur s'en ressent. "Par exemple comme je fauche, je sais à quel moment je devrais récolter. C'est plus facile de s'adapter et de s'organiser. Nous répondons ainsi mieux aux attentes de l'agriculteur. Les clients nous téléphonent au moment de récolter et là, c'est la panique !" témoigne Denis Leprince. Mais, le principal argument qui plaide pour les services de l'ETA reste son coût. Et lorsqu'une faucheuse rend l'âme, ces agriculteurs n'hésitent pas. Ils ne réinvestiront pas dans ce type de matériel. Augmentation des services de l'ETA et baisse des charges Une faucheuse-conditionneuse coûte environ 22 000 euros pour une durée de vie de 12 à 13 ans. "L'an passé pour le même type de travail, l'entreprise nous a facturé 1 750 euros. C'est moins que si nous en possédions une. Sans compter l'usure du tracteur et le temps de travail" constate Didier Marie. "Notre faucheuse tourne davantage que celle d'un agriculteur. Son prix de revient à l'hectare est logiquement plus faible" ajoute Denis Leprince. Aujourd'hui la ferme ne projette plus d'investir dans du gros matériel. Le bilan comptable semble lui donner raison. Depuis 2001, la facture de l'ETA a quasiment doublé. Mais, les frais de mécanisation ont eux baissé de 20 %. V.M.Les ETA aussi s'adaptent Les investissements se révèlent de plus en plus lourds. Partant de ce constat, Denis Leprince a entamé une collaboration avec un entrepreneur du Maine-et-Loire. C'est sa solution pour maintenir des tarifs compétitifs. Ces deux ETA sont ainsi copropriétaires d'une ensileuse. "Je n'avais pas de surface suffisante pour en acquérir une tout seul. Je lui loue également une moissonneuse. Notre début de saison débute après qu'il ait terminé au sud de la Loire" souligne Denis Leprince. Autres collaborations communes : le déchiquetage de bois ou la coupe directe.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

ELISE HEBERT
« Si je n’essaie pas, je serai déçue »
Anxieuse, mais bosseuse, Élise Hébert, 22 ans, est salariée de l’entreprise de travaux agricoles Vandecandelaère, à Saint-Manvieu…
MARC BUON ET SA FILLE JULIE
Marc revit et fait sa rééducation en allant voir ses vaches
Agriculteur à Loucelles, ancien président de la FDSEA du Calvados et ancien vice-président de la Safer Normandie, Marc Buon est…
Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
John Deere : le premier 8R sur les routes du pays d’Auge
Les établissement Ruaux ont vendu et livré le premier tracteur John Deere 8R/370 en Normandie. Visite complète au champ.
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Publicité