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L’erreur ne passe pas chez JA et la FDSEA de l’Orne

Mardi 29 janvier, les JA et la FDSEA de l’Orne ont mené une action rapide dans un Intermarché à L’Aigle. La grande surface commercialisait de la viande irlandaise sous la signature « Viande bovine française »

De la viande irlandaise a été commercialisée sous le logo VBF dans un Intermarché de L’Aigle. JA et la FDSEA ont mené une action pour retirer les barquettes mal étiquetées des rayons. DR
De la viande irlandaise a été commercialisée sous le logo VBF dans un Intermarché de L’Aigle. JA et la FDSEA ont mené une action pour retirer les barquettes mal étiquetées des rayons. DR
© ED

lll « Nous avons enlevé une vingtaine de barquettes mal étiquetées des rayons », commence Thibaut Verhaeghe, secrétaire général des Jeunes agriculteurs de l’Orne. L’Intermarché de L’Aigle a été la cible, mardi 29 janvier, d’une action menée en urgence par la FDSEA et les JA 61. « La veille, ma conjointe m’a informé que de la viande de bœuf irlandaise était vendue sous le logo VBF. Le lendemain, je m’y suis rendu et j’ai constaté la même chose. Avec un autre JA, une personne de la FDSEA et un agriculteur retraité, nous avons décidé de mener une action rapide pour marquer le coup », enchaîne le secrétaire général des JA 61. Le directeur de la grande surface s’est défendu en indiquant qu’il s’agissait « d’une erreur ». Mais cette excuse a du mal à passer du côté des professionnels agricoles. « Nous avons fait pression pendant des années pour arriver à identifier l’origine des viandes dans la description. Nous espérons que les distributeurs ne mettront pas autant de mauvaise volonté pour respecter les EGA », s’inquiète Dominique Bayer, responsable de la section viande à la FDSEA de l’Orne.

Des consommateurs trompés
Les premiers touchés par cette « erreur » restent les consommateurs. « D’une part, ils sont trompés sur la provenance de la viande, mais en plus ils l’achètent au même prix que celui de la viande française », déplore Thibaut Verhaeghe. Les barquettes mal étiquetées ont été vendues à 21,90 €/kg. « Les éleveurs font de leur mieux pour produire qualitativement, en respectant un certain cahier des charges. Les grandes surfaces doivent elles aussi jouer le jeu », reprend-il. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la  répression des fraudes (DGCCRF) a été saisie.

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